Au cours de ces deux jours avec Claro, lors d'une lecture/discussion, la passion a été évoquée.
Sans elle, rien ne sera possible pour l'écrit.
Seuls des auteurs, des lecteurs, des éditeurs passionnés peuvent changer la donne.
O combien vrai !
O Révolution à poursuivre !
Et à propos des auteurs, il a été dit que l'on n'écrivait pas pour un lecteur.
C'était l'évidence même, mais le repréciser m'a paru nécessaire.
Qui écrit pour un (voire plusieurs) lecteur(s) néglige son livre...et tout une potentialité de lecteurs.
Non. Le plus important est d'écrire pour son livre. Son histoire, ses personnages.
Ensuite, on verra bien quels lecteurs adhèrent ou pas.
J'ai mieux compris pourquoi Claro avait déjà eu l'occasion de dire que "chaque livre était comme une bouteille à la mer".
Je n'ai pu retenir un sourire en coin.
En pensant à Kaléidoscope.
En pensant à ses lecteurs.
Car quelques minutes avant cette discussion, il m'en était arrivé plusieurs de bien bonnes, qui m'ont laissé...sans voix.
[anecdote] je m'étais systématiquement présenté en annonçant mon prénom. Et systématiquement, Antonio ajoutait : "c'est g@rp !"
Croyez-le ou non : à chaque fois, j'ai rougi. Pas habitué. Surtout qu'en face, on m'a clairement fait comprendre qu'on m'avait non seulement lu, mais apprécié. J'ai même eu droit à un "monsieur g@rp". *éclats de rire*[/anecdote]
Croyez-le ou non : après le Net, j'ai pris le réel en pleine poire.
Croyez-le ou non : c'est bon !
Croyez-le ou non : j'ai plus que jamais envie d'écrire.
Coïncidence : aujourd'hui même, Sind bad boy
a posté un commentaire dont le titre est "goncourable".
Sans aller jusque là, et en toute modestie, c'est plus ou moins ce que l'on m'a dit à Obernai : "au milieu de tout ce qu'on voit passer en librairie, en matière de recueil de nouvelles, tu ne démérites pas, bien au contraire."
Devinez quoi ?
J'ai rougi.
La suite sous peu.