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11 juillet 2009

Fabrice Colin : Les étranges sœurs Wilcox [1 - Les vampires de Londres]

Ce n'est certes pas la première fois que l'on parle ici-là de Fabrice Colin.
Rien de surprenant à cela : cet homme est une véritable machine à écrire.
La preuve ?
Après Le premier tome de La saga Mendelson, dont le second volume est déjà dans les tuyaux [d'où il sortira en novembre], voici que s'annonce une nouvelle trilogie :
Les étranges sœurs Wilcox.
Chez Gallimard jeunesse.
Date de sortie annoncée : 1er septembre.
Morceau de pitch (même sous la torture, je n'en dirai pas davantage) : deux jeunes filles vampires dans l’Angleterre de Jack l’éventreur.
Nota : a priori classique comme thème, je peux toutefois vous garantir que le mythe du vampire est revisité et que Les soeurs Wilcox ont de sacrés invités de prestige.
Scoop : la couv.

Curiosité : d'ores et déjà annoncé parmi pléthore de librairies en ligne sous le titre (peu parlant, au demeurant) de : Perdues dans la nuit.
On l'a déjà dit ailleurs, mais on préfère nettement "Les vampires de Londres".
Donc, à toutes celles et ceux déjà occupés à bouillir dans l'autocuiseuse des bouchons bisonpafutés ou à griller ensteackés sur les plages : n'oubliez pas de revenir AVANT les embouteillages afin d'être chez votre libraire favori le 1er septembre.
Dès l'aube.
Vos jeunes adultes vous diront merci.
Élémentaire, mon cher Watson.

La suite sous peu.

18 juin 2009

Fabrice Colin - La Saga Mendelson, t.1 - Les Éxilés

Fabrice Colin - La Saga Mendelson, t.1 - Les Éxilés
Vidéo envoyée par EditionsduSeuil

Le destin d’une lignée juive tout au long du XXe siècle.

Une chronique familiale échevelée avec son cortège de passions, de secrets, de déchirures et de rencontres…

1895-1929. D’Odessa à Hollywood en passant par Vienne et New York, les premiers troubles du XXe siècle contraignent la famille Mendelson à l’exil.

Isaac Mendelson est horloger. Avec sa femme Batsheva et ses deux enfants David et Leah, ils mènent une existence paisible à Odessa. Mais en 1905 éclate la mutinerie du Potemkine, bientôt suivie d’un terrible pogrom. Isaac et les siens n’échappent que de justesse à la mort. Dès lors, ils n’ont d’autres recours que de prendre la route pour rejoindre Vienne…

À travers les témoignages, les journaux intimes et les photos retrouvées dans les archives des Mendelson, Fabrice Colin raconte le destin d’une famille exceptionnelle.

« Insensibles à la tristesse sont les Mendelson, toujours tournés vers l’avenir et prêts à se lancer tête baissée dans le tourbillon de l’Histoire. »

16 avril 2009

Fabrice Colin - La Saga Mendelson : trop bien pour les enfants


On a déjà eu l'occasion à maintes reprises, ici-là, d'évoquer Fabrice Colin.
Une fois n'est pas coutume, revenons-y.
Avec plaisir.
Le plaisir involué de lire après avoir relu - je me comprends.
Une précision avant tout : La Saga Mendelson, dont le premier tome, Les éxilés, sort aujourd'hui-même, fait partie de la littérature jeunesse.
Et raconte l'histoire à travers les âges d'une famille juive.

Ne faites pas la grimace quand on parle de littérature jeunesse.
Ici, point de mini clone édulcoré de Dan Brown, ni de "Henri Pottier et ses chamallows mortels "version frenchie, ou de "Un des Beatle me barbe", et encore moins de phrases simplettes pour enfants.
Ici, et c'est justement en cela que l'on apprécie Fabrice Colin, on parle aux jeunes comme à des adultes. En d'autres termes : on n'infantilise pas - la nuance est d'importance.
C'était déjà le cas avec La fin du monde, dont la dureté toute relative avait fait débat - pensez donc ! Des héros qui meurent ? Dans un roman jeunesse ? Ça. Ne. Se. Fait. Pas.
Eh bien si.
Non seulement Fabrice Colin remet le couvert mais va plus loin.
Une oeuvre ambitieuse, dont il sufira de lire les papiers déjà parus chez Clarabel, Cuneipage, In Cold Blog (avec une interview, siouplè !) -- il n'y a guère que Lily pour être en retard : on lui pardonne volontiers, elle découvre Claro -- pour se faire une idée et foncer chez le premier libraire à portée de main (sic).
Parce que, voyez-vous, même les adultes ne pourront lever le nez de cette Saga Mendelson, justement parce que Fabrice Colin explose la frontière jeunesse/âge adulte.
Une preuve ? C'est la quatrième fois ( Le livre des monstres inclus) que les mini g@rp veulent me piquer mes Fabrice Colin.
Après moi s'il en reste ! (ce qui donne, traduit en langage paternel : "Je le lis d'abord, pour voir si c'est de votre âge" - excuse à deux balles ; même pas honte)
Bref.
La Saga Mendelson, vous en avez un extrait ici.
Le tome 2 est en préparation.
C'est tout sauf rasoir, ce que l'on aurait pu craindre d'un tel projet, tant le mélange est vivant : interviews, extraits de lettres, etc, etc.
Qui plus est, les ados (et/ou les adultes peu intéressés par l'histoire) retiendront davantage de choses qu'avec les cours d'histoire qui sont/ont été, il faut bien l'admettre, parfois un peu trop...abstraits. Et ça, à mon sens, c'est un des points forts de La Saga Mendelson. Outre une histoire, c'est l'Histoire que Fabrice Colin nous raconte.
Et on ne boude pas notre plaisir de lire...et de retenir.


La suite sous peu...en novembre (ou avant, si on remet ça), pour le tome 2.
On y sera.

2 mars 2009

En vrac & en bref mais à ne pas manquer

Il y a des jours, comme ça, où tout semble arriver en même temps.
Ou presque.
Ainsi donc, today :

1/ l'ami (Chef) Fausto met un foot dans la Zone in The Quaterly Conversation [et ça le fait !]





2/ Conversational Reading buzze un article du New Yorker annonçant la parution posthume de Pale King de David Foster Wallace [dire qu'ici on attend toujours la traduction d'Infinite Jest...] Un extrait ici.




3/ peu de temps après un papier sur La fin du monde de Fabrice Colin, voilà-t-y pas que le même répond à vos questions en direct live sur le forum d'ActuSf ! [attention, ça ne dure que jusqu'au 4 mars : donc, à fond les manettes !]




4/ quinzième fois au moins que je recommence un fichufoutu papier sur Autres électricités, de Ander Monson.
Parce que ça :

ressemblerait, tout compte fait, après lecture de ces nouvelles qui n'en sont pas sans être un roman, peut-être bien à ça :




Parce que ça, aussi :
Trouve un nom ton nom le nom de ta mère ton nom de famille sur la liste des épitaphes radio dans les manuels ou sur Internet. Branche-toi sur cette conversation. Connecte ton combiné à la boîte de raccordement et intègre-toi à une famille. Ecouter les gens à leur insu te permet d'intégrer une réalité, c'est toujours ainsi. Ecoute la façon dont ils parlent - s'ils parlent en anglais ou en français, ta langue de coeur. Ecoute chaque fois qu'ils mentionnent une absence de bras ou la perte.
[...]
Prends tout ce que tu entends. Une seule chose : ne parle pas ou ils sauront que tu es là. Laisse la tonalité te guider dans les profondeurs du terrier de lapin, et caetera.


Et parce que ça aussi.

Donc, on y arrivera.
Parce qu'on ne peut pas, ne doit pas taire ce...putain de sacré bouquin !

La suite sous peu.

27 février 2009

La chasse aux coquilles 2009 round#1 - Fabrice Colin : La fin du monde

On avait déjà évoqué par ici la période couvrant les années 2003 à 2008.
Nos vœux ont été exaucés, on a remis ça.
2009 round#1: La fin du monde, de Fabrice Colin. (cherchez aussi dans les liens de l'esc@rgot, à droite, vous devriez l'y trouver deux fois)
Mango - Autres Mondes (dont on ne saurait que trop conseiller d'aller farfouilléfouiner dans le magnifique site : interviews, extraits, bonus, etc - un bonheur).
La fin du monde.

Roman jeunesse, certes, mais pour l'avoir lu, et même re, [la preuve]



pas que. Ou alors pas la jeunesse que l'on souhaite abêtir. Pour faire simple, disons que La fin du monde prévient pour guérir, en somme. Et c'est en cela que le roman fait mouche. Vraiment mouche.
Ceux qui ont des mini-eux à partir de 13 ans, voire moins, ou plus, devraient le leur offrir. On ne résumera pas l'histoire en elle-même ici-là : les liens indiqués fournissent la matière nécessaire et suffisante. [Parenthèse] On a pu lire ici ou là que celle-ci était sombre, pessimiste. Or le titre ne parle-t-il pas de lui-même ? Les précédents historiques sont-ils légers et optimistes ? Donc, ne nous voilons pas la face, fiouplease. [/Parenthèse]
De plus en outre, il faut savoir que le texte comporte une postface permettant à l'adolecteur de s'informer. Et lorsque Fabrice Colin s'y colle, ça fonctionne. On se prend même à rêver que les ados d'aujourd'hui... Imagine.


Et comme l'autre jour : la satisfaction d'un simple lecteur ayant pu rendre service, un service en forme de remerciement pour tant d'heures passées en si bonne compagnie [Dreamericana, Comme des fantômes, La mémoire du vautour, etc.]

(on remet ça quand tu veux)

La suite sous peu (on ne saurait mieux dire, en l'occurence)

PS : Lors de la rédaction de ce papier alambiqué et maladroit, je suis allé récupérer les photos de La fin du monde, dénichées ici ou là il y a quelques temps.
J'ignore si cela intéressera quelqu'un, mais bon.
Voici l'évolution des couvertures, en images. L'officielle étant en haut de cette page.






20 novembre 2008

La chasse aux coquilles : 2003/2008

Qu'on ne se méprenne pas : aucune manifestation d'un ego surdimensionné dans ce qui va suivre.
Juste la satisfaction, pour un simple lecteur, d'avoir pu rendre service à des auteurs qu'il apprécie, un service en forme de remerciement pour tant d'heures passées en si bonne compagnie.
Ils nous ont donné à lire, et du bon, quoi de plus normal que de les remercier en les relisant ?


Pour ceux qui ne connaissent pas - les autres se reconnaitront [ça va, les demeurés ?] - retour en :
2003.
Les lettres de Pelafina - Mark Z Danielewski - Trad : Claro - Denoël.




Puis >> septembre 2008

Le Maître des Dragons - Fabrice Colin - Albin Michel - Wiz




Et le lecteur retranché dans sa coquille sourit, remercie.
Trois fois.
Au moins.
(on remet ça quand vous voulez)

Désolé pour le flou (non) artistique des clichés : l'émotion...

La suite sous peu.




8 avril 2008

The day of the living dead

La plus grande anthologie posthume réalisée du vivant de son auteur.
De quoi attendre le dernier Powers avec un rictus de satisfaction.
Parce que.
On y apprend que, même si Claro a ricané à l'enterrement de Fabrice Colin et se "battait les roubignoles" du style du défunt lorsque celui-ci parlait lutins et licornes, un lien indéfectible unissait les deux.
Eh oui.
Mais ce n'est pas tout.
Jugez plutôt : des nouvelles, des interviews, des photos, dessins et encore des nouvelles de celui qui fut, si l'on en croit sa biographie et l'âge auquel il fuma une cigarette de trop, un graphomaniaque chevronné.
On l'aura compris : ce pavé déjanté de 360 pages au moins - disponible également en LP, sur souscription (celui qui ne lit jamais ce qu'écrivent ses "amis, qu'ils soient écrivains ou que la plume les chatouille" [je confirme] l'a déjà signalé de la pointe de son clavier cannibale) - est absolument in-dis-pen-sable.
Entre autres, et sans trop en dévoiler, on ne peut que b@ver face au fond et à la forme de "Miss Emma, au secours !"
Pour ne citer que celle attirant l'œil lors d'un rapide effeuillage.

D'ailleurs, rien que le nom de l'éditeur - les moutons électriques - et de la collection - la bibliothèque voltaïque - donnent le...glas.

Comme des fantômes - Fabrice Colin. Les moutons électriques éditeur


La suite sous peu.

2 janvier 2008

LitTeaser


Lu sur Culture Café, en novembre dernier :

Et vous, vous faites quoi pour promouvoir votre roman ?

On ne pariera pas déjà sur les talents littéraires de Julien Blanc-Hras, mais nous devons au moins lui reconnaître une capacité certaine à promouvoir son travail. Le jeune romancier ne manque pas d’initiative afin d’annoncer la parution, le 10 janvier 2008, de son second roman, Comment devenir un Dieu vivant (sous-titré « Et vous, vous faites quoi pour la fin du monde ? »). Il publiait avant-hier sur DailyMotion deux teasers du livre, à la manière des films attendus. Et se plaçait ainsi de le sillage de ses collègues Thomas Clément et Alex D. Jestaire (pour n’en citer que deux). Eux aussi, avaient mis à contribution les plateformes gratuites sur Internet (blogs, MySpace et, donc, le célèbre site français de vidéos exportables) pour faire la pub de leurs ouvrages. Une démarche qui ne manque pas d’originalité, mais demeure néanmoins discutable en littérature, surtout venant des auteurs eux-mêmes, et non de leur éditeur.

http://www.culture-cafe.net/archive/2007/11/16/et-vous-vous-faites-quoi-pour-promouvoir-votre-roman.html

Donc, en matière de promotion littéraire, la fin (faim ?) justifierait les moyens ? Serait-ce à dire qu’on mise sur le choc des photos-qui-bougent pour attirer le gogo sur (l’éventuel et relatif) poids des mots ? Du teaser appliqué au roman ? Après – ou plutôt avec – le simili litblog, voici-voilà le litClip ?

M’oui.

M’bof.

Tentons une petite expérience.

Prenons un roman – au hasard, « la mémoire du vautour » de Fabrice Colin.

[parenthèse : il serait peut-être temps de lire le enfin déniché Dreamericana]

Poussons plus loin le concept de litClip : le teaser avec des morceaux de texte à l’intérieur (de mon temps, on appelait ça des « extraits »).

Recette :

* sélectionner quelques phrases soulignées dans des pages cornées – ne soyons pas sectaires, les post-it fonctionnent itou, ou tout autre « marque ta page » comme dit minig@rp#3

* coller le tout dans un désordre ne négligeant pas les répétitions, façon monteur fou sur son ban.

* poster la mixture ainsi obtenue sur YouWrite ou DailyNovel (on ne manquera pas de noter qu’ici, on pourrait fort bien colmater une brèche, combler un vide : notre e-fortune serait-elle faite ? Investisseurs intéressés priés de s’inscrire sur Blogger préalablement à toute offre en Euro nantie de nombre de zéros)

* à défaut, l’esc@rgot g@rpien fait tout autant l’affaire (en attendant que le point précédent ne se concrétise…Pardon : concretease)

Voici donc, en avant première mondiale et en direct depuis mon salon :

[WORDS LOADING]

[PLAY]

La mémoire du vautour

Et Dieu contempla la solidité de ses fondations, et Dieu se dit à lui-même : « Perds-toi. »

La vérité, c’est que je ne sais pas où je vais. Je l’ai su à un moment, et puis l’horizon s’est volatilisé.

On ne peut pas perdre ce qu’on a oublié.

Le temps n’est pas un fleuve. Le temps est un serpent enragé prêt à tout pour se dévorer lui-même. C’est ainsi que l’univers finira : quand le début aura rattrapé la fin.

On ne peut pas perdre ce qu’on a oublié.

Il faut très peu de temps pour disparaître de la vie des gens. Trois ans en moyenne. Trois ans avant qu’ils ne passent réellement à autre chose. Mais ça peut être moins.

Beaucoup moins.

On ne peut pas perdre ce qu’on a oublié.

La mémoire du vautour

Fabrice Colin

On ne peut pas perdre ce qu’on a oublié.

La mort dessine une carte dont nous sommes l’unique point mouvant, jusqu’à ce que nous nous immobilisions et trouvions notre place, mais nous laissons des traces, c’est sûr. L’amour, les mots, la vie : notre passage n’est pas vain.

On ne peut pas perdre ce qu’on a oublié.

La mémoire du vautour

On ne peut pas perdre ce qu’on a oublié.

Fabrice Colin

C’est ainsi que l’univers finira : quand le début aura rattrapé la fin.

La mémoire du vautour

Fabrice Colin

Au Diable Vauvert

Only chaos is real.

« Perds-toi. »

[STOP]



Alors ?

Ça le fait, ou pas ?

La suite sous peu.