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22 août 2008

Une araignée dans la toile

On avait déjà eu l'occasion d'en parler il y a peu.
Pendant que je me niasquais à l'Apremont tout en postant des cartes postales Bolañiennes, sans bruit, une araignée naissait sur la toile.
Une araignée tissant du papier.
Bien entendu, on ne va pas la lâcher d'une semelle.
Et on l'ajoutera vite fait à ses favoris.
Pour visiter, cliquer ici ou sur la copie d'écran, là, sur la gauche.
La suite sous peu (a few my nephew ! - d'autant qu'on ne manquera pas de noter les 1ers indices quant au numéro II de Cyclocosmia)

9 juillet 2008

Spider (wo)men

On ne cachera pas sa joie.
Parce que ?
Parce que.
Message du Président A.W :

La rentrée littéraire 2008 nous réserve quelques beaux morceaux de littérature, quelques monstruosités incontournables, et parmis celles-ci : Contre-Jour de Thomas Pynchon, traduit par Claro, qui avait forgé le mot-valise de littératologie et qui s'applique certainement à merveille à ce nouvel opus de Pynchon, probablement le dernier. Accompagnant la publication de ce roman total, le collectif Inculte et les auteurs Lot49, appuyés par quelques renforts d'importance, publient la première monographie (près de 400 pages) sur Thomas Pynchon (si l'on excepte le court essai d'Anne Battesti publié chez Belin en 2004). Cela s'appellera Face à Pynchon et sera sur les tables des librairies le 25 août.

Ils ne seront pas les seuls à faire la fête à Thomas Pynchon et son Contre-Jour, puisque nous, petite confrérie de casse-cou à notre manière, aurons le plaisir de rejoindre l'assemblée des pynchonmaniaques avec la sortie de Cyclocosmia numéro I en septembre, nouvelle revue littéraire qui paraîtra deux fois dans l'année et que j'ai l'immense plaisir d'animer avec mes compères Julien Frantz et Julien Schuh. Notre premier numéro consacre un dossier de presque 100 pages à l'invisible américain :



Annoncé depuis plusieurs mois, le premier numéro de Cyclocosmia supporte encore quelques corrections et pointillismes de dernière minute avant de filer droit chez l'imprimeur cet été. La revue (au format 125 x 202 mm) fera 160 pages et sera disponible à la vente au mois de septembre (par correspondance et commandable en librairies lorsqu'elle ne sera pas sur leurs tables). Son prix n'est pas encore fixé, mais devrait se situer entre 15 et 20 euros. Voici la maquette de couverture qui ne devrait plus bouger, si ce n'est qu'elle devrait être imprimée sur un joli papier de couleur.


Rappelons par ailleurs, l'essence du projet, avant d'en dévoiler les participants.
Chaque numéro tient sur deux axes :
- trois mots clefs qui influencent les textes de création ("souterrain", "bouclier" et "toile" pour ce premier numéro),
- la figure d'un écrivain essentiel (et essentiellement monstrueux, Thomas Pynchon pour celui-ci) qui ordonne un dossier critique important (une dizaine d'articles).
Ces deux axes, pour chacun des numéros à venir, se placent sur une grille symbolique qui gouverne l'ensemble du numéro : du totem central rayonne l'ensemble, et le totem du premier numéro, celui qui donne son nom à la revue, est l'araignée cyclocosmia truncata.


Le premier numéro sera ainsi composé de nouvelles et poèmes par :
Emmanuel Bourdaud - Marion Collé - g@rp - David Gondar - Marie Heimburger - Jérôme Lafargue - Olivier Roussilhe - Eric Schwald - Oscar Soria Gamarra - Jean-Pierre Zubiate

Ainsi que d'articles critiques sur l'oeuvre de Thomas Pynchon par :
Pedro Babel - Gilles Chamerois - Claro - Marc Courtieu - Julien Frantz - Rodrigo Fresan - Olivier Lamm - François Monti - Julien Schuh - Antonio Werli

Et des illustrations de :

Florence Lelièvre - Antonio Werli

L'association minuscule ouvrira prochainement un site internet dédié à la revue Cyclocosmia, et présentera un sommaire détaillé de la revue, ainsi que des informations complémentaires.

miniatures

Fin du message du Président A.W.

La suite sous peu (et viiiiiite !)

23 décembre 2007

notule, appendice, manifeste et dernier regard

La taille de l’ecopli trompe – qui m’envoie quoi ? – jusqu’à ce que les yeux (Bâbord toute !) reconnaissent le tampon : association minuscule.

Bien que persuadé d’y trouver le bulletin de renouvellement d’adhésion, pour la saison deux, l’index alors fébrile dégoupille l’enveloppe ; il n’a pas oublié que minuscule fait toujours les choses plus grandes à l’intérieur qu’à l’extérieur.

D’abord : notule.

Descriptive.

L’annonce révèle un contenu majuscule, jamais adhérent ne fut plus choyé :

Une nouvelle en appendice…

Un sabotage en manifeste…

Un dernier regard sérigraphié en double continent rorschachien…

Deux Julien et un Antonio : trois façons de cloturer en beauté l’année passée et d’ouvrir en fanfare alléchante l’année future…

Le bulletin d’adhésion, quant à lui, n’arrache aucune grimace : la qualité et le plaisir n’ont pas de prix. Adhérer plus pour gagner plus. (Merde ! Deviendrait-on perméable à quelque message subliminable ?)

D’abord, le sabotage de l’esprit (titre sans rapport aucun avec la parenthèse précédente, qu’on se rassure) par julien schuh. Ou vie et mœurs insidieuses des Monumonstres qui sifflent sur nos têtes, nous raidissent, nous empèsent, nous amidonnent. Manifeste qui pourrait fort bien avoir été composé par Armendo Lip himself, avant sa dissolution. Armendo Lip dont le dernier regard, posé là, sur la table, semble soudain se plisser malicieusement en confirmation complice.

On sourit.

En coin.

En crocs : « détruire enfin les monuments de notre entendement. » Message reçu !

Puis.

un jongleur de temps

julien frantz

Trois pages miraculeuses en cette fin d’année morne et morose et pluvieuse.

« Lui jonglait dans le temps. S’il savait se montrer assez vif, il pouvait se saisir d’un évènement sur le point d’advenir et l’expédier aussitôt dans les airs pour le rattraper au moment voulu, une seconde après ou des années plus tard. »

On sourit.

On aime.

Ce julien-là s’est saisi de ses mots sur le point d’advenir, les a expédiés dans les airs pour les rattraper au moment voulu. Ce moment initié par « tchelovek ou rien » qui se poursuit sans faiblir.

On repose ce jongleur de temps, on en gardera longtemps la trace : celle des grandes nouvelles.

Puis on croise de nouveau le dernier regard d’Armendo Lip, et là, yeux dans les yeux, pour mieux atteindre les « minuscule », là-haut, vers l’est, on hisse l’envers pour leur retourner le compliment :

nos remerciements pour l’année passée et nos meilleurs vœux pour l’année future.

Au-dehors, un rayon de soleil cisaille la grisaille de ce 22 décembre 2007.

Si ça n’est pas un signe…

La suite sous peu.


5 décembre 2007

el hilo del tiempo naciente

[ Rec ]

Il y a de l’antonio werli dans cet armendo lip.

On ne me l’ôtera pas de l’idée.

Pourquoi ?

Parce que :

1/ça fait bien quinze fois au moins que je recommence ce papier

2/autant de relectures de « mort et vie d’armendo lip » (sans majuscules)

3/autant de (re)découvertes

4/c’est inscrit sur la couverture (évident ? que ceux qui y avaient pensé avant ce 4/ hissent le doigt)

Bien.

Avant toutes choses, pour qui ne connaîtrait pas antonio werli, libraire & éditeur & lecteur & dessinateur & ami (ce qui explique le 1/) & & & & &… je vais faire plus bruyantissime que Lazare, qui m’a coiffé au poteau sur ce coup-là.

Vlan !

Le voici :

Donc.

Maintenant que je viens de signer mon arrêt de mort, reprenons.

Il y a de l’armendo lip dans cet antonio werli.

Et du darbraleph.org, du Cortazar, du Borges, des codes, des clins d’œil.

Sous forme de traces. Qu’elles soient magnétiques, caoutchouteuses, voire organiques.

Le cube. Les cellules. L’évasion/fuite/disparition (mort ?) d’armendo lip, poète révolutionnaire dont la fin est le début de ce court roman.

Armendo lip est l’empreinte d’abord sonore d’un puzzle dont les pièces n’apparaissent que disséminées ça et là, dissimulées ça et là : au lecteur d’en reconstituer le…portrait – la couverture de ce nouvel opuscule miniature de l’association minuscule n’est d’ailleurs pas un pochoir par hasard – d’en suivre la piste. Magnétique, elle aussi.

Il est question de prison, de « sentence » – terme on ne peut plus approprié – d’Attentat (tiens ? une majuscule ?), de drap élevé en étendard, de compadres dont on ne révèlera pas les noms ici, tant ils sont pertinents, d’une place que l’on imagine en Amérique du sud mais qui, finalement…

Le temps est également de la partie, une bribe de la première phrase donne le La tout autant que le ton :

Les derniers instants d’Armendo Lip se sont déroulés ainsi : le fil du temps naissant au creux de ses lèvres […]

Le temps, sans omettre les mots : ingrédients savamment dosés d’un cocktail on ne peut plus molotov.

[Stop]

Pas question d’en dévoiler davantage.

Pas question de trahir antonio werli, dont les premiers pas d’auteur sont époustouflants de maîtrise (ce qui explique le 2/ et le 3/).

Cette « mort et vie d’armendo lip » n’a pas à rougir face aux trois précédentes parutions de la collection « miniatures ».

Envers de la médaille, qu’on hissera bien haut : on attend la suite.

Sous peu.

mort et vie d’armendo lip – antonio werli – miniatures – octobre 2007 – 3 € Éd : association minuscule


2 novembre 2007

We found him translating


Est-il encore besoin de présenter Claro ? Certainement pas, répondront en c(h)œur 7 fêlés lecteurs nains dont on connaît les pseudonoms.

Qui ça ? révèle un rapide micro trottoir – qui n’est pas une mince bande de goudron se mouvant à vive allure sous les pas pressés des passants peu assurés par ce mouvement équilibriste (comprend qui peut).

Oui, « Qui ça ? » revient souvent, obligeant, après un soupir las, un soupir « aïe ! » à préciser que.

La lueur de compréhension ne scintillera au fond de l’œil du questionné qu’à l’énoncé de la formule quasi magique deux points ouvrez les guillemets le traducteur de Rushdie virgule entre autres points de suspension fermez les guillemets.

Rushdie, ils connaissent, fatwa ce qu’il faut. Son traducteur… Ils n’ont fait qu’effleurer son nom – ceux qui lisent du moins faute de plus – sans le retenir. Donc : on ne le présentera pas, tant pis pour eux – qui ne liront d’ailleurs ni ces lignes ni ses lignes.

Le dernier Qui Ça, Claro, est sorti. Miniaturisé, bien emballé, minuscule opuscule intitulé « vers la grâce », minuscule mais qui fait le maximum, en une trentaine de pages.

Qu’en dire sans vouloir paraitre de parti pris – on nous l’a déjà balancé à la tête, on a esquivé, les chiens ont aboyé, la caravane est passée – ni pondre une ode à la joie qui nous appelle etc ?

vers la grâce : autobiographie ? oui et non…

vers la grâce : autobiographomanie ? non et oui…

vers la grâce : autoportrait d’un Jean Gabin dans la bête humaine qu’est le train traductant ? c’est mieux – mais obscur.

vers la grâce : fragments absorbés par un vortex numérique, régurgités in extremis par une patrouille d’internautes remerciés et maudits ? Pas faux : voir l’avertissement de l’auteur.

vers la grâce (si après ça vous ne retenez pas le titre…) : quelques briques jaunes de la route à contre jour conduisant Against the Day, de Thomas Pynchon, pas à pas jusqu’à nous, furieux lecteurs qui attendons septembre 2008 que Claro nous fasse la grâce de l’offrir à nos yeux hexagonaux nicolaïsés. L’enfer est pavé de bonnes intentions ? Traduire Pynchon aussi. On le comprend une fois refermées ces trente pages jubilatoires. Notamment la phrase de Claro, lue ailleurs : « Lire Pynchon, c’est réapprendre à lire.» Le bougre sait de quoi il parle, les quelques textes de « vers la grâce » le prouvent : autant d’indices, de façons de nous faire toucher du doigt les aspérités pynchoniennes, dont le traductant ne fait pas, ne doit pas faire table rase. Juste en laisser certaines sur le bas-côté afin d’y revenir. Plus tard. Ne serait-ce, par exemple, que pour mieux se colleter avec un contre-jour crépusculaire récalcitrant.

vers la grâce : « Clair que pour les néophytes légèrement anglophiles, ce genre de papier est un régal... On touche du doigt la passion de la traduction. » (ainsi que l’a très fort à propos commenté le pourpre moolz par ici ).

vers la grâce : précieux petit abrégé de traduction à l’usage de ceux dont l’œil ne lit pas mais élime. Visite commentée en terre éblouissante de la phrase pynchonienne : Claro fournit les verres solaires.

On n’omettra pas de rendre grâce au guide.

Au centuple.

En s’essayant à lire Pynchon en VO…par exemple.

vers la grâce – claro – miniatures – octobre 2007 – 3 €

Éd : association minuscule



La suite (miniature) sous peu.

18 septembre 2007

Single up all lines against the night !


Single up all lines !

On l'a appris par ici.

Atterrissage du prochain Claro : fin octobre.

Dans la collection "miniatures".
Aux éditions Minuscule.
Pilotées dans les marges par Antonio Werli.

On rappellera, à l'occasion, que les mêmes avaient déjà commis deux petites merveilles, qu'il conviendra de se procurer au plus vite :

Mystes, de Julien Schuh
&
Tchelovek ou rien, de Julien Frantz.

L'un bosse dans l'Ombre.
L'autre Docte dans une certaine Maison.


On en profitera également pour se tourner Against the Night :

Alsace année zéro



A quelques poignées d'heures des résultats du second tour, on était en Alsace, côté Strasbourg. Une invitation née de rencontres nées de lectures nées de divers travaux. Il y avait là quelques irréductibles, des énergumènes s'étant connus sur le forum de La Maison des Feuilles (d'un certain Danielewski) et qui, réseau aidant, avaient développé une fratrie assez pertinente, laquelle avait débouché sur des vraies relations humaines. Des modules lunaires nommé Antonio-d'artagnan, Julien-aramis-l'Ukrainien, g@rp-athos-le-sage, assortis de quelques amis et collègues (le serein Daniel, l'épique Gilles, l'excellente Miss Totem, la timide Eugénie…) ont, avec les moyens du bord (qui, dieu merci, faisaient oublier les fastes germanocrétins…), réussi le bel exploit de recevoir sans décevoir. ON a pu parler, lire, et parler encore. Que ce soit au deuxième étage de la librairie d'Obernai, sous le chapiteau dressé par d'authentiques pisteurs d'étoiles à vocation beat-rap-pop (mit flamenküchen), dans la rue, à une terrasse ou sur des canapés-cargos, les questions ont fusé tranquillement. Pas mal de souvenirs, de disques étranges, d'éclats de rire… Et si l'on doit dégager de cette mine d'impressions une petite pépite, eh bien on conseillera un livre:

Julien Frantz
"Tchelovek ou rien"
éditions miniatures, 2007

Pour le trouver, une seule solution à part la révolution:
www.associationminuscule.org



La suite sous peu.