Affichage des articles dont le libellé est vers la grâce. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vers la grâce. Afficher tous les articles

2 novembre 2007

We found him translating


Est-il encore besoin de présenter Claro ? Certainement pas, répondront en c(h)œur 7 fêlés lecteurs nains dont on connaît les pseudonoms.

Qui ça ? révèle un rapide micro trottoir – qui n’est pas une mince bande de goudron se mouvant à vive allure sous les pas pressés des passants peu assurés par ce mouvement équilibriste (comprend qui peut).

Oui, « Qui ça ? » revient souvent, obligeant, après un soupir las, un soupir « aïe ! » à préciser que.

La lueur de compréhension ne scintillera au fond de l’œil du questionné qu’à l’énoncé de la formule quasi magique deux points ouvrez les guillemets le traducteur de Rushdie virgule entre autres points de suspension fermez les guillemets.

Rushdie, ils connaissent, fatwa ce qu’il faut. Son traducteur… Ils n’ont fait qu’effleurer son nom – ceux qui lisent du moins faute de plus – sans le retenir. Donc : on ne le présentera pas, tant pis pour eux – qui ne liront d’ailleurs ni ces lignes ni ses lignes.

Le dernier Qui Ça, Claro, est sorti. Miniaturisé, bien emballé, minuscule opuscule intitulé « vers la grâce », minuscule mais qui fait le maximum, en une trentaine de pages.

Qu’en dire sans vouloir paraitre de parti pris – on nous l’a déjà balancé à la tête, on a esquivé, les chiens ont aboyé, la caravane est passée – ni pondre une ode à la joie qui nous appelle etc ?

vers la grâce : autobiographie ? oui et non…

vers la grâce : autobiographomanie ? non et oui…

vers la grâce : autoportrait d’un Jean Gabin dans la bête humaine qu’est le train traductant ? c’est mieux – mais obscur.

vers la grâce : fragments absorbés par un vortex numérique, régurgités in extremis par une patrouille d’internautes remerciés et maudits ? Pas faux : voir l’avertissement de l’auteur.

vers la grâce (si après ça vous ne retenez pas le titre…) : quelques briques jaunes de la route à contre jour conduisant Against the Day, de Thomas Pynchon, pas à pas jusqu’à nous, furieux lecteurs qui attendons septembre 2008 que Claro nous fasse la grâce de l’offrir à nos yeux hexagonaux nicolaïsés. L’enfer est pavé de bonnes intentions ? Traduire Pynchon aussi. On le comprend une fois refermées ces trente pages jubilatoires. Notamment la phrase de Claro, lue ailleurs : « Lire Pynchon, c’est réapprendre à lire.» Le bougre sait de quoi il parle, les quelques textes de « vers la grâce » le prouvent : autant d’indices, de façons de nous faire toucher du doigt les aspérités pynchoniennes, dont le traductant ne fait pas, ne doit pas faire table rase. Juste en laisser certaines sur le bas-côté afin d’y revenir. Plus tard. Ne serait-ce, par exemple, que pour mieux se colleter avec un contre-jour crépusculaire récalcitrant.

vers la grâce : « Clair que pour les néophytes légèrement anglophiles, ce genre de papier est un régal... On touche du doigt la passion de la traduction. » (ainsi que l’a très fort à propos commenté le pourpre moolz par ici ).

vers la grâce : précieux petit abrégé de traduction à l’usage de ceux dont l’œil ne lit pas mais élime. Visite commentée en terre éblouissante de la phrase pynchonienne : Claro fournit les verres solaires.

On n’omettra pas de rendre grâce au guide.

Au centuple.

En s’essayant à lire Pynchon en VO…par exemple.

vers la grâce – claro – miniatures – octobre 2007 – 3 €

Éd : association minuscule



La suite (miniature) sous peu.

18 septembre 2007

Single up all lines against the night !


Single up all lines !

On l'a appris par ici.

Atterrissage du prochain Claro : fin octobre.

Dans la collection "miniatures".
Aux éditions Minuscule.
Pilotées dans les marges par Antonio Werli.

On rappellera, à l'occasion, que les mêmes avaient déjà commis deux petites merveilles, qu'il conviendra de se procurer au plus vite :

Mystes, de Julien Schuh
&
Tchelovek ou rien, de Julien Frantz.

L'un bosse dans l'Ombre.
L'autre Docte dans une certaine Maison.


On en profitera également pour se tourner Against the Night :

Alsace année zéro



A quelques poignées d'heures des résultats du second tour, on était en Alsace, côté Strasbourg. Une invitation née de rencontres nées de lectures nées de divers travaux. Il y avait là quelques irréductibles, des énergumènes s'étant connus sur le forum de La Maison des Feuilles (d'un certain Danielewski) et qui, réseau aidant, avaient développé une fratrie assez pertinente, laquelle avait débouché sur des vraies relations humaines. Des modules lunaires nommé Antonio-d'artagnan, Julien-aramis-l'Ukrainien, g@rp-athos-le-sage, assortis de quelques amis et collègues (le serein Daniel, l'épique Gilles, l'excellente Miss Totem, la timide Eugénie…) ont, avec les moyens du bord (qui, dieu merci, faisaient oublier les fastes germanocrétins…), réussi le bel exploit de recevoir sans décevoir. ON a pu parler, lire, et parler encore. Que ce soit au deuxième étage de la librairie d'Obernai, sous le chapiteau dressé par d'authentiques pisteurs d'étoiles à vocation beat-rap-pop (mit flamenküchen), dans la rue, à une terrasse ou sur des canapés-cargos, les questions ont fusé tranquillement. Pas mal de souvenirs, de disques étranges, d'éclats de rire… Et si l'on doit dégager de cette mine d'impressions une petite pépite, eh bien on conseillera un livre:

Julien Frantz
"Tchelovek ou rien"
éditions miniatures, 2007

Pour le trouver, une seule solution à part la révolution:
www.associationminuscule.org



La suite sous peu.