22 mai 2007

O Révolutions [countdown#2]

Je vais faire court.
Countdown ici aussi pour la traduction française de Only Revolutions de Mark Z. Danielewski, dont le titre sera O Révolutions.
Le thread a été créé entre hier soir et aujourd'hui.
Voilà qui répond à la question de Claro in Alsace : "Vous pensez qu'il y aura un forum O Révolutions ?"
It's done !
A présent, la suite sous peu...?

20 mai 2007

O Révolutions [countdown]

Countdown.
Pour Claro, le nez dans le guidon, qui doit terminer aujourd'hui dernier délai la relecture des épreuves de "O Révolutions", traduction française de Only Revolutions de Mark Z. Danielewski
Chez les libraires, qui entament les O Réservations.
Amazon annonce la sortie pour le 23/8/2007. Auteur : Danielewski Mar [sic]
Pour les moins pressés, vous pouvez toujours commander chez Chapitre, qui, outre la coquille à l'amazone, enfonce le clou : livraison attendue le...1er janvier...2070 !
On ne le dira jamais assez : rien ne vaut un vrai libraire, en chair et en OR.
A bon entendeur...

Blague à part, toujours pas d'image de la couverture à ce jour...


La suite sous peu.

17 mai 2007

Thomas Pynchon = Against the Day = 13 ?

Un matin de jour férié.
Time code : 07:05:00
Café+3 sucres+Against the Day=petit déjeuner quotidien.
Tout à coup : * choc *
Against the Day = 13 lettres
Thomas Pynchon = 13 lettres
Coïncidence ?
Cherché un peu partout, surtout ici.
Il semblerait que ce chiffre revienne (souvent?) dans l'oeuvre de Pynchon.
Coïncidence ?
Si quelqu'un a une idée, je suis preneur.

[edit : je viens également de réaliser que Chums of Chance = 13...]
La suite sous peu.

16 mai 2007

Boooooomfracapocalypse (ou les Dernières Nouvelles d'Alsace #7)


Boooooomfracapocalypse !
La Maison des feuilles, de Mark Z. Danielewski va être réimprimée...à l'identique.
Sans correction des quelques 150 coquilles relevées il y a bien longtemps déjà par Claro, son traducteur, et quelques joyeux internautes du forum dédié au bouquin.
Claro tente l'impossible pour que Denoël change d'avis.
Je propose un envoi massif de mails ! Booooomfracapocalypsons leur boite à mail !
Qui est pour ?


La suite sous peu.

15 mai 2007

La contrainte (ou les Dernières Nouvelles d'Alsace #6)

Une des questions posées à Claro lors de son périple en Alsace : "comment travaillez-vous ?" [en substance, car les termes exacts ne me reviennent plus - ce que c'est que de vieillir, toudmême...]
Réponse de l'intéressé : "Sous pression, sous la contrainte. Contrainte de temps, pour l'essentiel. J'ai besoin de ça. Quoique pour le dernier Danielewski [Only Revolutions - à paraître fin aout 2007 sous le titre O Revolutions]...*énorme soupir*"
Effectivement : un an pour le traduire, mais aussi un nombre de mots par page à respecter, un nombre de mots, au final, à ne pas dépasser, un nombre de caractères également à respecter... Proprement de quoi devenir dingue !
Et Claro de nous raconter ses démélés avec Word et son comptage...aléatoire, aggravé par son arrachage de cheveux lorsqu'il modifiait ne serait-ce
qu'un mot dans sa traduction !
On n'en attend que davantage de pouvoir juger du résultat sur pièce.
Pour ce que j'en ai vu : mission accomplie.
Et bien accomplie.
Un extrait ?
Un extrait.

Vivement la fin de l'été.


La suite sous peu.

14 mai 2007

Une fugue (ou les Dernières Nouvelles d'Alsace #5)

Librairie Le Libr'air - Obernai - 4 mai 2007 - time code (j'ai entendu ça l'autre soir dans Les Experts-mais-je-sais-plus-lesquels : ça en jette, non ?) +/- 19:00

Claro attaque la lecture d'un passage de Le Tunnel, de William H. Gass, pour illustrer la musicalité de la langue.
Du coin de l'oeil, j'aperçois quelques sourires amusés [façon : ben voyons, on va te croire !]
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer le passage en question : pour l'apprécier à sa juste valeur, et donc en comprendre le titre - Une fugue - , il convient de le lire à voix haute. Vous comprendrez alors que pendant et après la lecture, les sourires béaient.
Face à la superbe trad de Claro, qui s'est empressé d'ajouter : "il faut le lire en VO, ça rend encore mieux..."
Non seulement le bougre est doué, mais il est aussi modeste.
Je vous le dis comme je le pense et comme je l'ai perçu : c'est quelqu'un de rare.
Musique, maestro :

Mon père ne voulait pas que j’aie un chien. Un chien ? On n’a pas besoin de chien. Ma mère avait fait du chien du voisin son copain, le soûlant avec le gin qu’elle versait sur les restes du repas. Va le nourrir ailleurs, disait mon père. On n’a pas besoin de chien. Mon père ne voulait pas que j’aie un chien. Le chien du voisin – ce sale clebs – il chie dans les plates-bandes. On n’a pas besoin de crottes de chien. Va au moins le nourrir ailleurs, disait mon père. Ma mère donnait du goût aux restes du repas pour son copain, le chien du voisin – ce sale clebs – en versant du gin dessus. Tu soûles ce clebs, disait mon père, mais laisse tomber, on n’a pas besoin de ce clebs. Ma mère trouvait tout meilleur une fois relevé d’une dose de gin. Ainsi ma mère fit du clebs du voisin son copain, et rendit fou papa qui ne voulait pas que j’aie un chien. Il disait toujours qu’on n’en avait pas besoin ; un chien ça chie sur les tapis, ça pose ses sales pattes sur les jambes des invités, ça aboie quand ça voit un chat ou quand quelqu’un passe la porte. Un chien ? On n’a pas besoin de chien. On n’a pas besoin de poils partout sur le canapé, de bols sales aux quatre coins de la cuisine, d’habits qui puent le chenil. Mais ma mère fit quand même du chien du voisin son copain en le soûlant avec le gin qu’elle versait sur les restes du repas comme si elle baptisait des reliques. Va au moins le nourrir ailleurs, disait mon père. Mon père ne voulait pas que j’aie de copain. Et qui c’est qui devra le sortir ce chien, hein, disait-il. C’est moi. Et quand il neigera ou qu’il pleuvra, qui c’est qui attendra au coin du terrain vague dans le vent et le froid, attendra que ce foutu clebs fasse ses petites affaires ? Pas toi, mon Billy. Bon sang, on ne peut même pas compter sur toi pour rentrer les poubelles ou tondre la pelouse. Pas de chien, donc. On n’a pas besoin de clebs ; on n’a pas besoin de crottes de chien dans les plates-bandes, de poils partout, de puces ; on a besoin que la cour soit ratissée, comme je l’ai dit ce matin. Pas d’un chien à la con. Pas de clebs pour ta mère, non plus, même si elle essaie de m’avoir en le nourrissant dès que j’ai le dos tourné, dès que je suis parti gagner l’argent de son gin pour que ce corniaud vienne lâcher sa chiasse sur les graines qu’on sème ; elle devrait au moins le nourrir ailleurs ; il traîne toujours dans le coin ; un bout de ficelle par terre ou un chiffon sur la table, est-ce que ça doit toujours traîner dans le coin ? Non. Des poils partout, des puces, des pattes sales et sa pâtée dès qu’il aboie, en plus ça pue : on n’a pas besoin d’un chien. Imagine qu’il morde le facteur : c’est à toi qu’on fera un procès ? Non. C’est moi qui attendrai au coin du terrain vague sous la pluie, sous la neige, dans le vent et le froid, qui attendrai que le chien ait fini ses sales petites affaires, aussi c’est à moi qu’on fera un procès. Pas à toi. Bon sang, on peut même pas compter sur toi pour tailler la haie. Tu sais : clic-clac. Pas de chien, donc, disait mon père. Mais nous avions quand même un chien. Ou plutôt, ma mère fit du chien des voisins son copain, et ne voulut pas qu’il soit le mien, non plus, parce qu’il la suivait partout – ouaf ouarf – pour laper son gin et flairer son pain bouffi de graisse. Aussi avions-nous un chien chez nous, même s’il ne faisait que passer, il posait sa tête blanche sur les genoux de ma mère et geignait, et mon père abaissait son journal et disait merde ! et je sortais de chez moi sans penser à tondre ou ratisser la pelouse, tailler la haie ou sortir les poubelles. Mon père ne voulait pas que j’aie un chien. Un chien ? On n’a pas besoin de chien, disait-il. Alors pas question que je trime pour rien.

- William H. Gass – Le Tunnel – traduit par Claro – le cherche midi – LOT49 – mars 2007.


Alors ? Heureux ?



La suite sous peu.

13 mai 2007

Oh merde ! (ou les Dernières Nouvelles d'Alsace #4)

Je viens de réaliser avec horreur que, malgré la demande de Claro, j'ai non seulement oublié de lui dédicacer Kaléidoscope, mais pas osé de lui demander de me dédicacer Insula Batavorum et Eloge de la vache folle ! (sans parler de Bunker Anatomie, de Chair électrique, ni de Black Box Beatles, ni de Le Tunnel, que j'avais pourtant dans mon sac...)
J'espère que mes deux compères n'auront pas autant eu la tête en l'air. :-/