2 mars 2009

En vrac & en bref mais à ne pas manquer

Il y a des jours, comme ça, où tout semble arriver en même temps.
Ou presque.
Ainsi donc, today :

1/ l'ami (Chef) Fausto met un foot dans la Zone in The Quaterly Conversation [et ça le fait !]





2/ Conversational Reading buzze un article du New Yorker annonçant la parution posthume de Pale King de David Foster Wallace [dire qu'ici on attend toujours la traduction d'Infinite Jest...] Un extrait ici.




3/ peu de temps après un papier sur La fin du monde de Fabrice Colin, voilà-t-y pas que le même répond à vos questions en direct live sur le forum d'ActuSf ! [attention, ça ne dure que jusqu'au 4 mars : donc, à fond les manettes !]




4/ quinzième fois au moins que je recommence un fichufoutu papier sur Autres électricités, de Ander Monson.
Parce que ça :

ressemblerait, tout compte fait, après lecture de ces nouvelles qui n'en sont pas sans être un roman, peut-être bien à ça :




Parce que ça, aussi :
Trouve un nom ton nom le nom de ta mère ton nom de famille sur la liste des épitaphes radio dans les manuels ou sur Internet. Branche-toi sur cette conversation. Connecte ton combiné à la boîte de raccordement et intègre-toi à une famille. Ecouter les gens à leur insu te permet d'intégrer une réalité, c'est toujours ainsi. Ecoute la façon dont ils parlent - s'ils parlent en anglais ou en français, ta langue de coeur. Ecoute chaque fois qu'ils mentionnent une absence de bras ou la perte.
[...]
Prends tout ce que tu entends. Une seule chose : ne parle pas ou ils sauront que tu es là. Laisse la tonalité te guider dans les profondeurs du terrier de lapin, et caetera.


Et parce que ça aussi.

Donc, on y arrivera.
Parce qu'on ne peut pas, ne doit pas taire ce...putain de sacré bouquin !

La suite sous peu.

27 février 2009

La chasse aux coquilles 2009 round#1 - Fabrice Colin : La fin du monde

On avait déjà évoqué par ici la période couvrant les années 2003 à 2008.
Nos vœux ont été exaucés, on a remis ça.
2009 round#1: La fin du monde, de Fabrice Colin. (cherchez aussi dans les liens de l'esc@rgot, à droite, vous devriez l'y trouver deux fois)
Mango - Autres Mondes (dont on ne saurait que trop conseiller d'aller farfouilléfouiner dans le magnifique site : interviews, extraits, bonus, etc - un bonheur).
La fin du monde.

Roman jeunesse, certes, mais pour l'avoir lu, et même re, [la preuve]



pas que. Ou alors pas la jeunesse que l'on souhaite abêtir. Pour faire simple, disons que La fin du monde prévient pour guérir, en somme. Et c'est en cela que le roman fait mouche. Vraiment mouche.
Ceux qui ont des mini-eux à partir de 13 ans, voire moins, ou plus, devraient le leur offrir. On ne résumera pas l'histoire en elle-même ici-là : les liens indiqués fournissent la matière nécessaire et suffisante. [Parenthèse] On a pu lire ici ou là que celle-ci était sombre, pessimiste. Or le titre ne parle-t-il pas de lui-même ? Les précédents historiques sont-ils légers et optimistes ? Donc, ne nous voilons pas la face, fiouplease. [/Parenthèse]
De plus en outre, il faut savoir que le texte comporte une postface permettant à l'adolecteur de s'informer. Et lorsque Fabrice Colin s'y colle, ça fonctionne. On se prend même à rêver que les ados d'aujourd'hui... Imagine.


Et comme l'autre jour : la satisfaction d'un simple lecteur ayant pu rendre service, un service en forme de remerciement pour tant d'heures passées en si bonne compagnie [Dreamericana, Comme des fantômes, La mémoire du vautour, etc.]

(on remet ça quand tu veux)

La suite sous peu (on ne saurait mieux dire, en l'occurence)

PS : Lors de la rédaction de ce papier alambiqué et maladroit, je suis allé récupérer les photos de La fin du monde, dénichées ici ou là il y a quelques temps.
J'ignore si cela intéressera quelqu'un, mais bon.
Voici l'évolution des couvertures, en images. L'officielle étant en haut de cette page.






26 février 2009

[flash special] : Mark Z Danielewski à Paris en juin 2009

La nouvelle vient de tomber sur les téléscripteurs [ça existe encore, ces machins ?]
Mark Z Danielewski.
Auteur de :

La Maison des feuilles
[pour ceux qui l'ignoreraient encore]

sera à Paris
le 10 juin 2009
à l'IRCAM.



Infolink : par ici

Et le programme est particulièrement alléchant.

(merci à Norkhat et Nash d'avoir transmis la confirmation de cette venue)


La suite sous peu.

20 février 2009

Das Kapital - Viken Berberian : une tapisserie codée de ses motifs

Un arrêt maladie, on en rêvait : le temps enfin dilaté, généreusement offert par une cochonnerie virale ; enfin pouvoir en profiter pour attaquer par le fondement la pile de "à lire".
Quand ? disait-on l'autre jour.
Maintenant, dit-on en toussant, les yeux larmoyants, abrupto exorbités, et la tête pulsant sous les coups de boutoirs d'une céphalée au beat technoïde (ayeu bobo).
Das Kapital, donc, de Viken Berberian.
Peut-être pas le roman idéal à lire lorsqu'on dispose d'une courbe de température éprise de liberté et s'envolant à l'inverse des cours de la bourse.
Ou peut-être que si.
Das Kapital.
Nanti d'un capital [pas fait exprès, celle-là] sympathie car se déroulant en partie à Marseille [on ne reviendra pas sur Malmousk (sic), déjà évoqué ici-là], Das Kapital se laisse lire sans grande difficulté. En effet, point trop ici de termes spécifiques aux traders et autres hedge fund, sinon pour l'ambiance, serait-on tenté de dire, ou asseoir le personnage principal. Un des personnages principaux, puisqu'ils sont trois.

1/Wayne.
Impossible de ne pas penser à Bruce, alias Batman, et qui sait si Viken Berberian ne l'a pas fait exprès, au demeurant [voir l'allusion à Gotham p.71]. Et de Batman à Bateman, american psycho de Ellis, il n'y a qu'un pas (hop). Warning : le Berberian's Wayne n'a rien du psychopathe de Ellis -- encore que cela puisse se discuter ; leurs modus operandi sont différents, le Wayne de Das Kapital "nettoyant" à plus vaste échelle et, disons, légalement. Ou presque.
Impossible de ne pas faire le rapprochement en lisant, par exemple et entre autres morceaux choisis, l'étalage de marques qui suit :
Il enfila sa chemise Perry Ellis, attacha une montre Carrera autour de son poignet, la première à combiner la précision à la seconde près avec une lisibilité immédiate. Il alla dans la cuisine et ouvrit le réfrigérateur, qui était quasiment vide à l'exception de deux kiwis, d'une bouteille de San Pellegrino, d'une douzaine d'oeufs de caille provenant de chez Dean & DeLuca, et de deux boîtes de caviar Petrossian.

Wayne : matérialiste au possible bien que navigant dans un monde totalement immatériel dont il tire (ou tente de tirer) les ficelles en spéculant/provoquant la chute de son double réel.

2/Le Corse.
Corse, of course, on s'en serait douté. Licencié suite à la faillite de l'entreprise dans laquelle Wayne détenait des parts. Amoureux de la nature. Mais puisque Corse : terroriste [on n'en dira pas davantage].

3/Alix.
Étudiante en architecture, vivant à Marseille, bondissant de toit en toit [Cat Woman ?], bombe [dans tous les sens du terme] volage lâchée dans les pattes de Wayne par Le Corse, son amant et futur ex.

Ces trois-là, selon leurs pulsions, vont se croiser au gré d'une valse...à trois temps, entre New-York, la Corse et Marseille. Entre réel, virtuel, finance. Voire le temps. Ou l'écologie. Ou même : quelques phrases.
Celle-ci, par exemple, qui revient à un moment ou un autre chez chacun, à quelques pages d'intervalle, lorsque la nature est évoquée :
"ses épines, ses ronces et ses buissons, la précision têtue de ses cycles, son calendrier prédéterminé, la tapisserie codée de ses motifs"

On tient peut-être bien là la phrase clé de Das Kapital.
Car qu'est-ce donc, au final, que Das Kapital ?
Une histoire hors du temps [pour preuve l'effondrement du Crystal Palace et la note de bas de page précisant que sa destruction date en réalité de 1882...alors que l'incendie eut lieu en 1936 (!) -- Viken Berberian se serait-il amusé à brouiller les cartes, toutes les cartes ?

Das Kapital ne serait-il qu'une farce tout entière dédiée à l'artifice ? à l'illusion ?], une histoire d'amour, tragique comme il se doit, de marchés financiers [sous titre original : A novel of love and money markets] et d'écologie. Une tapisserie codée de ses motifs ? Certains l'ont remarquée aussi.
Le mélange laisse perplexe. On accroche au début puis on se laisse porter, non pas sans intérêt mais sans intérêt majeur, avec parfois une pointe d'agacement face à certaines phrases trop lyriques ou sentant trop l' "écrit pour le faire". En revanche, il est indéniable que tout le monde en prend pour son grade : traders, terroristes, écologistes, postmodernes. Là, oui, on sourit. Là, oui, la 4e de couv ne ment pas : c'est bel et bien "iconoclaste".
D'où le "se laisse lire", plus haut. Sans déplaisir, juste un "tout ça pour ça" final.
Peut-être bien dû aux conditions de lecture évoquées plus haut.
Peut-être pas.
Une chose est toutefois certaine : dans le catalogue de Gallmeister, Nature writing et polars écolos, Das Kapital ne dépareille pas.

Das Kapital - Viken Berberian - traduit de l'américain par Claro - Gallmeister


La suite sous peu.

14 février 2009

Consider The Lobster, Das Kapital, Autres Electricités & coïncidences

Le petit marché du mois apporte son lot de coïncidences.
Encore des coïncidences ?
Toujours.
Hop ! Démonstration.
Par l'image.
David Foster Wallace : Consider The Lobster.
Cet enchevêtrement de notes de haut/bas/milieu de page ne manque pas de rappeler une certaine Maison des feuilles -- séquence souvenir [ON]

Et justement, nom d'un Mark Z Danielewski, ne serait-ce pas un...Z. que l'on aperçoit, là, au-dessus ?
On se calme, on tourne quelques pages et * paf *

Un Kaléidoscope.
Pour se calmer davantage, on attrape Das Kapital, de Viken Berberian, translaté by Claro.

On lit la 4e de couv (tiens ? Marseille ?) on feuillette et là : Malmousk (p.182).
Pardon ?
Si si : Malmousk, bel et bien cité comme quartier de Marseille.
Sauf que Malmousk s'écrit en réalité Malmousque, par chez nous (ce qui est somme toute normal puisqu'on prononce toutes les lettres). On ignore si cela est écrit pareil dans la VO ou pas, mais l'on suppose que oui.
Bien fait ! Ça lui apprendra, au héros de Das Kapital, à avaler quelques escargots (p.75) !
Mais on ne lui en veut pas parce qu'en feuilletant encore, on tombera sur un nouveau Kaléidoscope...et un chat de Schrodinger qui rappellera aussi une certaine Maison des feuilles à certains demeurés [salut les Chums !] -- séquence souvenir [/OF]
Donc : pardonné.
Enfin, un petit dernier pour la route : Autres Electricités de Ander Monson.

Qui a l'air suffisamment barré pour en baver d'avance.
Surtout quand on tombe sur ça :

Et là, on pense en souriant à un certain Manu, PDG de H.A.N.T.E Inc. [Hello, Partner !] dont le chapitre IX...comporte la même chose ou presque.

A présent, il ne reste plus qu'à lire tout ça.
Oui, mais quand ?


La suite sous peu.



13 février 2009

autobiographomanie#2 : English Lesson


Dans la série Délire d'un jour, ne dure etc, un nouveau chapitre de l'autobiographomanie g@rpienne.
Pour ceux que ça intéresse(rait) : c'est par ici, ou en cliquant sur la couv de la chôse.

Message de la D.G (Direction G@rpienne) : toute ressemblance avec un esc@rgot passé/présent/futur ne serait que pure coïncidence.
Quoique.
Peut-être qu'au fond, en creusant bien...



La suite sous peu.