30 décembre 2007

De l'importance du trois, pour Claro

Culture Café a déballé ses urnes (aucune contrepèterie dans cette phrase - je préfère prévenir).
Les lecteurs de ce blog ont lu, avant de devenir électeurs. Et d'élire.
Résultat en images de leur Top 15 pour l'année 2007 :



Qu'y trouve-t-on ?
2.
4.
11.
Trois Claro, rien que ça.
Ce qui confirme, si besoin était, non seulement la qualité des choix du bonhomme, mais aussi de ses traductions.
J'appelle ça finir l'année en beauté, Traduttore.
La suite sous peu (a few my nephew)

23 décembre 2007

notule, appendice, manifeste et dernier regard

La taille de l’ecopli trompe – qui m’envoie quoi ? – jusqu’à ce que les yeux (Bâbord toute !) reconnaissent le tampon : association minuscule.

Bien que persuadé d’y trouver le bulletin de renouvellement d’adhésion, pour la saison deux, l’index alors fébrile dégoupille l’enveloppe ; il n’a pas oublié que minuscule fait toujours les choses plus grandes à l’intérieur qu’à l’extérieur.

D’abord : notule.

Descriptive.

L’annonce révèle un contenu majuscule, jamais adhérent ne fut plus choyé :

Une nouvelle en appendice…

Un sabotage en manifeste…

Un dernier regard sérigraphié en double continent rorschachien…

Deux Julien et un Antonio : trois façons de cloturer en beauté l’année passée et d’ouvrir en fanfare alléchante l’année future…

Le bulletin d’adhésion, quant à lui, n’arrache aucune grimace : la qualité et le plaisir n’ont pas de prix. Adhérer plus pour gagner plus. (Merde ! Deviendrait-on perméable à quelque message subliminable ?)

D’abord, le sabotage de l’esprit (titre sans rapport aucun avec la parenthèse précédente, qu’on se rassure) par julien schuh. Ou vie et mœurs insidieuses des Monumonstres qui sifflent sur nos têtes, nous raidissent, nous empèsent, nous amidonnent. Manifeste qui pourrait fort bien avoir été composé par Armendo Lip himself, avant sa dissolution. Armendo Lip dont le dernier regard, posé là, sur la table, semble soudain se plisser malicieusement en confirmation complice.

On sourit.

En coin.

En crocs : « détruire enfin les monuments de notre entendement. » Message reçu !

Puis.

un jongleur de temps

julien frantz

Trois pages miraculeuses en cette fin d’année morne et morose et pluvieuse.

« Lui jonglait dans le temps. S’il savait se montrer assez vif, il pouvait se saisir d’un évènement sur le point d’advenir et l’expédier aussitôt dans les airs pour le rattraper au moment voulu, une seconde après ou des années plus tard. »

On sourit.

On aime.

Ce julien-là s’est saisi de ses mots sur le point d’advenir, les a expédiés dans les airs pour les rattraper au moment voulu. Ce moment initié par « tchelovek ou rien » qui se poursuit sans faiblir.

On repose ce jongleur de temps, on en gardera longtemps la trace : celle des grandes nouvelles.

Puis on croise de nouveau le dernier regard d’Armendo Lip, et là, yeux dans les yeux, pour mieux atteindre les « minuscule », là-haut, vers l’est, on hisse l’envers pour leur retourner le compliment :

nos remerciements pour l’année passée et nos meilleurs vœux pour l’année future.

Au-dehors, un rayon de soleil cisaille la grisaille de ce 22 décembre 2007.

Si ça n’est pas un signe…

La suite sous peu.


22 décembre 2007

Deux Chevillardises, deux !

[citation]

Au moyen des outils conceptuels les plus pointus de la génétique textuelle et en recourant également pour l’étude de ce manuscrit aux techniques modernes utilisées pour la radiographie des tableaux anciens (rayons X, laser, spectrométrie et réflectographie infrarouge), une jeune chercheuse de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour a révélé sous la prose empâtée d’Alexandre Jardin l’existence d’un inédit ironique et cocasse de Georges Perec dont l’authenticité ne fait guère de doute.

[/citation]


[citation pour la bonne bouche - si l'on peut dire]


Le cinéma pornographique survivra-t-il à l’arrivée du parlant ?

[/citation pour la bonne bouche - si l'on peut dire]

Et il y a des suites sous peu, chez Eric Chevillard.

5 décembre 2007

el hilo del tiempo naciente

[ Rec ]

Il y a de l’antonio werli dans cet armendo lip.

On ne me l’ôtera pas de l’idée.

Pourquoi ?

Parce que :

1/ça fait bien quinze fois au moins que je recommence ce papier

2/autant de relectures de « mort et vie d’armendo lip » (sans majuscules)

3/autant de (re)découvertes

4/c’est inscrit sur la couverture (évident ? que ceux qui y avaient pensé avant ce 4/ hissent le doigt)

Bien.

Avant toutes choses, pour qui ne connaîtrait pas antonio werli, libraire & éditeur & lecteur & dessinateur & ami (ce qui explique le 1/) & & & & &… je vais faire plus bruyantissime que Lazare, qui m’a coiffé au poteau sur ce coup-là.

Vlan !

Le voici :

Donc.

Maintenant que je viens de signer mon arrêt de mort, reprenons.

Il y a de l’armendo lip dans cet antonio werli.

Et du darbraleph.org, du Cortazar, du Borges, des codes, des clins d’œil.

Sous forme de traces. Qu’elles soient magnétiques, caoutchouteuses, voire organiques.

Le cube. Les cellules. L’évasion/fuite/disparition (mort ?) d’armendo lip, poète révolutionnaire dont la fin est le début de ce court roman.

Armendo lip est l’empreinte d’abord sonore d’un puzzle dont les pièces n’apparaissent que disséminées ça et là, dissimulées ça et là : au lecteur d’en reconstituer le…portrait – la couverture de ce nouvel opuscule miniature de l’association minuscule n’est d’ailleurs pas un pochoir par hasard – d’en suivre la piste. Magnétique, elle aussi.

Il est question de prison, de « sentence » – terme on ne peut plus approprié – d’Attentat (tiens ? une majuscule ?), de drap élevé en étendard, de compadres dont on ne révèlera pas les noms ici, tant ils sont pertinents, d’une place que l’on imagine en Amérique du sud mais qui, finalement…

Le temps est également de la partie, une bribe de la première phrase donne le La tout autant que le ton :

Les derniers instants d’Armendo Lip se sont déroulés ainsi : le fil du temps naissant au creux de ses lèvres […]

Le temps, sans omettre les mots : ingrédients savamment dosés d’un cocktail on ne peut plus molotov.

[Stop]

Pas question d’en dévoiler davantage.

Pas question de trahir antonio werli, dont les premiers pas d’auteur sont époustouflants de maîtrise (ce qui explique le 2/ et le 3/).

Cette « mort et vie d’armendo lip » n’a pas à rougir face aux trois précédentes parutions de la collection « miniatures ».

Envers de la médaille, qu’on hissera bien haut : on attend la suite.

Sous peu.

mort et vie d’armendo lip – antonio werli – miniatures – octobre 2007 – 3 € Éd : association minuscule


18 novembre 2007

Martine craint un max


On aura bien rigolé, avec Martine.
Fini de rire.
Ceux qui connaissaient le Martine cover generator en étaient accro grave.
Hélas.
Il a fallu que.
La couverture qui s'affiche depuis aujourd'hui au bout du clic est affligeante de tristesse.
On se consolera en rigolant (un rire amer) avec les quelques couv qui affleurent encore du côté de Toward grace , plusieurs fois, au demeurant.
De même que chez un de mes voisins de planète.
Alors, nul doute que l'on deviendra aventurier des Martine perdues, l'Internet wayback machine à la ceinture (en croisant les doigts pour qu'elle fonctionne).
Allez, une dernière pour la route.

Qui se propose de créer Le Petit Nicolas Cover Generator ?

[flash info : http://www.europe1.fr/culture/article.jsp?idboitier=760351 ]


La suite sous peu.

17 novembre 2007

Le défi des six disjonctés

"Un jour d'oisiveté particulièrement intense, six auteurs différents se sont lancés un défi.
On retrouve le ciseleur de phrases g@rp, le conteur Vincent Cuomo et ses récits aux petits oignons, Emmanuel Bourdaud l'anarchiste talentueux décidé à secouer le cocotier, l'ignoble et puant lembaumeur (oui, il m'a été imposé, j'ai pas pu faire autrement que d'accepter sa sinistre présence), le touche à tout Alain Galindo capable de tout faire et en plus de le faire excellemment, et votre serviteur.

A partir d'une phrase sans queue ni tête sortie tout droit du cerveau disjoncté d'un des six, ils devaient composer un texte de 1000 à 2000 mots. Leur mission, s'ils l'acceptaient : poster leur prose laborieusement pondues le même jour et grosso modo à la même heure.
La phrase en question était :
« Alors, Didier demanda deux des dix dés de Dieu dédiés aux hommes. »
Assez sibyllin, n'est-ce pas ?
Si je tiens à vous en parler, c'est que je suis plutôt content que ce genre d'initiative ait pu avoir lieu. Il n'y a aucune ambition, aucune volonté autre que le fun, le plaisir d'échanger et de se taquiner, de partager et de faire partager. Dans un milieu, celui de la littérature pour ne pas le nommer, où les rumeurs d'ententes illicites (cf. les prix littéraires), les hypocrisies, les hypertrophies du moi, les conflits d'egos surdimensionnés sont quelquefois bien trop présents, je trouve plutôt agréable de voir que six auteurs peuvent s'amuser comme des gamins, juste pour l'amour du mot, du récit.

J'espère qu'ils vous donneront aussi un max de plaisir !

Vous trouverez ces textes aux adresses suivantes :

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre13720.html
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre13614.html
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre13718.html
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre13722.html
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre13723.html
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre13627.html

François Baure."

On n'omettra pas, pour ceux disposant de quelques €, et à court d'idées de cadeau de Noël, de signaler que la version papier, dans un bôlivre plein de lettres & d'encre, est disponible d'un simple clic sur le logo ci-dessous, pour une somme modique & hautement symbolique pour les susdits...non, six auteurs concernés. A vot' bon coeur !
Mon livre sur In Libro Veritas

La suite sous peu.

14 novembre 2007

La liberté d'exister


Ils existaient.
22 ! Ils se sont associés !
Ils publient leur recueil : La liberté d'exister
Ils créent leur site : http://www.desauteursdulibre.eu/
Bref, ils se sont pris en main.
Ils s'envolent vers la grâce.
Une sacrée initiative.
Et comme dirait Qui ça ? : "alors ne vous gênez pas, l'intégralité des recettes est reversé à un fonds d'aide aux personnes atteintes de la maladie de l'écriture, comme il se doit."

La suite sous peu.

8 novembre 2007

La voix du son mettre ?


Pump up the volume.
Quoique...
Mine de rien, on préfèrera celui-là, rien que pour le plaisir d'entendre la prononciation de "Danielewski".
Sans parler de "tempus fugit"...
Accessible également de ce côté-ci.
Et de ce côté-là.

Cher(e)s auditeurs/trices, bonsoir !

La suite sous peu.

2 novembre 2007

We found him translating


Est-il encore besoin de présenter Claro ? Certainement pas, répondront en c(h)œur 7 fêlés lecteurs nains dont on connaît les pseudonoms.

Qui ça ? révèle un rapide micro trottoir – qui n’est pas une mince bande de goudron se mouvant à vive allure sous les pas pressés des passants peu assurés par ce mouvement équilibriste (comprend qui peut).

Oui, « Qui ça ? » revient souvent, obligeant, après un soupir las, un soupir « aïe ! » à préciser que.

La lueur de compréhension ne scintillera au fond de l’œil du questionné qu’à l’énoncé de la formule quasi magique deux points ouvrez les guillemets le traducteur de Rushdie virgule entre autres points de suspension fermez les guillemets.

Rushdie, ils connaissent, fatwa ce qu’il faut. Son traducteur… Ils n’ont fait qu’effleurer son nom – ceux qui lisent du moins faute de plus – sans le retenir. Donc : on ne le présentera pas, tant pis pour eux – qui ne liront d’ailleurs ni ces lignes ni ses lignes.

Le dernier Qui Ça, Claro, est sorti. Miniaturisé, bien emballé, minuscule opuscule intitulé « vers la grâce », minuscule mais qui fait le maximum, en une trentaine de pages.

Qu’en dire sans vouloir paraitre de parti pris – on nous l’a déjà balancé à la tête, on a esquivé, les chiens ont aboyé, la caravane est passée – ni pondre une ode à la joie qui nous appelle etc ?

vers la grâce : autobiographie ? oui et non…

vers la grâce : autobiographomanie ? non et oui…

vers la grâce : autoportrait d’un Jean Gabin dans la bête humaine qu’est le train traductant ? c’est mieux – mais obscur.

vers la grâce : fragments absorbés par un vortex numérique, régurgités in extremis par une patrouille d’internautes remerciés et maudits ? Pas faux : voir l’avertissement de l’auteur.

vers la grâce (si après ça vous ne retenez pas le titre…) : quelques briques jaunes de la route à contre jour conduisant Against the Day, de Thomas Pynchon, pas à pas jusqu’à nous, furieux lecteurs qui attendons septembre 2008 que Claro nous fasse la grâce de l’offrir à nos yeux hexagonaux nicolaïsés. L’enfer est pavé de bonnes intentions ? Traduire Pynchon aussi. On le comprend une fois refermées ces trente pages jubilatoires. Notamment la phrase de Claro, lue ailleurs : « Lire Pynchon, c’est réapprendre à lire.» Le bougre sait de quoi il parle, les quelques textes de « vers la grâce » le prouvent : autant d’indices, de façons de nous faire toucher du doigt les aspérités pynchoniennes, dont le traductant ne fait pas, ne doit pas faire table rase. Juste en laisser certaines sur le bas-côté afin d’y revenir. Plus tard. Ne serait-ce, par exemple, que pour mieux se colleter avec un contre-jour crépusculaire récalcitrant.

vers la grâce : « Clair que pour les néophytes légèrement anglophiles, ce genre de papier est un régal... On touche du doigt la passion de la traduction. » (ainsi que l’a très fort à propos commenté le pourpre moolz par ici ).

vers la grâce : précieux petit abrégé de traduction à l’usage de ceux dont l’œil ne lit pas mais élime. Visite commentée en terre éblouissante de la phrase pynchonienne : Claro fournit les verres solaires.

On n’omettra pas de rendre grâce au guide.

Au centuple.

En s’essayant à lire Pynchon en VO…par exemple.

vers la grâce – claro – miniatures – octobre 2007 – 3 €

Éd : association minuscule



La suite (miniature) sous peu.

1 novembre 2007

Le marché du mois : octobre - hors série : encouragez-les !

Je sais.
Nous sommes en novembre.
Il n'empêche que.
Le marché du mois d'octobre comportait une suite.

Et toc ! Et hop !

Qui sont-ce ?
Le village et Perdus dans la foule, de Alain Galindo.
La Baignoire, de Emmanuel Bourdaud.

Qui sont-ce #2 ?
Deux auteurs à encourager, i.e : à lire.
Deux furieux fêlés qui s'accrochent.
Deux frappadingues du clavier, dotés du "truc" qui fait qu'on accroche.

Accroché j'ai.
Commencé à les lire sur écran.
Puis sur papier - bouquins imprimés à la demande ici-même.(cherchez la flèche blanche dans le carré bleu, en bas de page de chaque roman de ces deux zouaves doués : achat immédiat en livre papier)
Bien entendu, téléchargement du PDF gratos - à l'oeil (cherchez la flèche dans le carré vert, cette fois-ci : téléchargez la version pdf de cette oeuvre - gratuit)

En résumé : lisez-les, soutenez-les.
Pourquoi ?
Parce qu'ils sortent des sentiers battus rabattus rabâchés.

Coin si dense : le premier a écrit un texte dont le titre est "Le Tunnel".
Coin si dense : vu le style du second, je lui ai conseillé de lire du Claro.

Je vous aurais prévenus...

Pour mémoire :
Le village et Perdus dans la foule, de Alain Galindo.
La Baignoire, de Emmanuel Bourdaud.
Clic les links, toi qui entres ici.
Ceux-ci sont pour toi.


La suite sous peu.
Le marque pages est de...vous l'aurez deviné.

31 octobre 2007

On s'amuse comme on peut, dans l'espace














La dernière en date sur MySpace.

Dans la série : on s'amuse comme on peut.
Un message adressé à tous les...amis.






Si certains d'entre-vous souhaitent remplir les blancs, utilisez les commentaires.

Roulez, jeunesse !




100 questions s...or not :

1.What did you do today?

2. What color is your favorite hoodie?

3. Would you kiss the last person you kissed again?

4.Do you plan outfits?

5. How are you feeling RIGHT now?

8. Tell me about the last dream you remember having last night?

10. What are you craving right now?

11. Do you own any pets?

12. What comes to mind when I say cabbage?

15. Would you dance at a party?

16. Have you ever counted to 1,000?

17. Do you bite into your ice cream or just lick it?

18.Do you use smilies?

19. Where is your lover?

20. Have you ever met a celebrity?

21. Do you like cottage cheese?..

22. What are you listening to right now?

23. How many countries have you visited?

24. Are your parents strict?

25. Would you go sky diving?

26. Would you go out to eat with George W. Bush?

27. Would you throw potatoes at him?

28. Is there anything sparkly in the room you're in?

30. Do you rent movies often?

31. Who are you going to be with tonight?

32. Brown or white eggs?

33.Ever been in love?

39. Do you have a cell-phone?

40. What is your best friend doing right now?

41.. What was the last question you asked?

42. What was the last CD you bought?

43. Boys or girls?

44. Favorite season of the year?

58. Favorite color?

59. Do you have any tattoos?

60. The next person you'll hold hands with?

61. Do you like your life right now?

62. What is your favorite animal?

63. Do you have good vision?

64. Can you hula hoop?

65. Could you ever forgive a cheater?

66. What are you wearing?

67. Have you ever crawled through a window?

68. Can you handle the truth?

69. What was the most recent thing you bought?

70. Do you hate/dislike more than 3 people?

71. when was the last time you kissed someone?

72. Are you sarcastic?

73. Have you ever slapped someone?

74. Do looks matter?

75. Do you use chap stick?

76. Are you too forgiving?

77. Do you like your hair?

78. Did you meet anybody new today?

79. Whats the closest thing to you thats red?

80. Are you still friends with an ex?

81. would you go right to the 100th question

100. Truth or dare?


Moralité : même dans l'espace, ça ne vole pas haut.

La suite sous peu.

30 octobre 2007

Le marché du mois : octobre

Le retour du retour du marché.
Hop !

Certains furieux lecteurs ne manqueront pas de remarquer que j'ai allègrement pillé leur fonds de commerce, qu'ils veuillent bien m'en excuser.
Entre autres :
Fausto, notamment ici, ainsi qu'une certaine Kate, dans un commentaire sur la même Tabula Rasa.
Lazare, dont la bibliothèque parfaitissime m'avait fait saliver - il a déménagé depuis.
Fabrice colin, voisin d'un certain Fêlé.
Fêlé, que l'on retrouve miniaturisé par la grâce d'un autre demeuré, Antonio, tout autant atteint du virus protéiforme de l'écriture...protéiforme.
Quant au Vermicelle que vous apercevez, il est l'œuvre d'une...voisine découverte au détour d'un clic dans l'espace de la toile - un comble !
Inutile de présenter le Vollmann, rangé dans le panier du mois, pour rattraper un retard dont j'ai honte. (Si, si.)
On zappera le Cellular, réservé aux moments d'Aspirino dépendance.

Bien.
On va se calmer le mois prochain - après demain - parce que :



est devenu









Quoique...

Déjà prévu :
  • COLLECTIF
    INCULTE # 14 -“Revue Inculte”
    A l’occasion de la sortie du prochain livre de Mark Z. Danielewski, la revue Inculte lui consacre un numéro spécial présentant un entretien
    croisé avec son traducteur, Claro, et une cartographie (grand format en couleur) des lieux du roman qui vient de paraître, conçue et dessinée
    par l’auteur. Inculte # 14, c’est aussi un dossier sur l’enfermement avec des textes de François Bégaudeau, Arno Bertina, Bruce Bégout,
    Mathieu Larnaudie, Oliver Rohe et Joy Sorman, deux entretiens – William Gass et Claude Murcia, traductrice de Juan Benet – et, en
    avant-première, une nouvelle de Leon Rooke.
    Novembre 2007 / 11 x 17 / 224 pages / 8,50 € / ISBN 978-2-916940-02-1 / AS 5624
  • Les reconnaissances, de Gaddis (Il est sur le coup)
La suite sous peu.

21 octobre 2007

Twist the tongue[sic]

Certes, elle n'est peut-être pas toute jeune, mais elle m'a fait...tordre.
Découverte dans "Les neurones de la lecture", de S. Dehaene, je ne résiste pas au plaisir de.
La suite sous peu.




The European Commission has just announced an agreement whereby English will be the official language of the European Union rather than German, which was the other possibility.

As part of the negotiations, the British Government conceded that English spelling had some room for improvement and has accepted a 5-year phase-in plan that would become known as "Euro-English".

In the first year, "s" will replace the soft "c". Sertainly, this will make the sivil servants jump with joy.

The hard "c" will be dropped in favour of "k". This should klear up konfusion, and keyboards kan have one less letter.

There will be growing publik enthusiasm in the sekond year when the troublesome "ph" will be replaced with "f". This will make words like fotograf 20% shorter.

In the 3rd year, publik akseptanse of the new spelling kan be expekted to reach the stage where more komplikated changes are possible.

Governments will enkourage the removal of double letters which have always ben a deterent to akurate speling.

Also, al wil agre that the horibl mes of the silent "e" in the languag is disgrasful and it should go away.

By the 4th yer people wil be reseptiv to steps such as replasing "th"with "z" and "w" with "v".

During ze fifz yer, ze unesesary "o" kan be dropd from vords kontaining "ou" and after ziz fifz yer, ve vil hav a reil sensibl riten styl.

Zer vil be no mor trubl or difikultis and evrivun vil find it ezi tu understand ech oza. Ze drem of a united urop vil finali kum tru.

20 octobre 2007

Des chiffres et des lettres














O
n apprend de Claro, dans son Arithmétrique, qu’Against the Day, le roman de Thomas Pynchon, avoisine les 444 400 mots.

On apprend du même, que « lire Pynchon, c’est réapprendre à lire ».

Bien.

Stanislas Dehaene étant professeur au Collège de France, on se servira de ses observations pour réapprendre.

Il est certes possible de s’entrainer à optimiser nos saccades visuelles, mais la plupart des bons lecteurs, qui lisent aux alentours de 400 à 500 mots par minute, sont déjà proches de l’optimalité : avec le capteur rétinien dont nous disposons, il n’est sans doute pas possible de faire beaucoup mieux. On peut démontrer que ce sont bien les saccades oculaires qui limitent notre vitesse de lecture. En effet, si l’on supprime la nécessité de bouger les yeux en présentant les mots sur ordinateur, l’un après l’autre, au point précis où se fixe le regard, un bon lecteur peut atteindre des vitesses de lecture faramineuses : 1100 mots par minute en moyenne, 1600 pour les meilleurs – soit trois à quatre fois plus que la lecture normale, et environ un mot toutes les 40 millisecondes ! Avec cette méthode de « présentation séquentielle visuelle rapide », l’identification et la compréhension restent satisfaisantes, ce qui montre bien que la durée de ces étapes centrales n’est pas contraignante dans la lecture normale.

(…)

Quoi qu’il en soit, tant que le texte reste présenté en pages et en lignes, c’est bien son acquisition par le regard qui ralentit la lecture et constitue une limite incontournable (…) Sans doute est-il possible d’élargir un peu son empan visuel afin de réduire le nombre de saccades. On peut également apprendre à éviter les régressions, ces moments où le regard revient sur des mots qu’il vient de parcourir. Mais on ne saurait dépasser les limites physiques de l’œil, sous peine de sauter des mots et donc de perdre le fil du texte.

Souvenons-nous de l’expérience de Woody Allen :

« La semaine dernière, j’ai suivi un cours de lecture rapide – et ça a marché ! Hier, j’ai lu tout Guerre et Paix en une heure. C’est une histoire de Russes… »

Les neurones de la lecture – S. Dehaene – p.42 – Odile Jacob – Oct. 2007

Ne pas omettre toutefois ce que note la p.41 :

Chaque lecteur adapte son exploration visuelle en fonction de la langue qu’il pratique.

Démonstration [on notera, en préambule, la présence de « monstre », dans « démonstration » - mais passons.]

Prenons un « bon » lecteur, doté du capteur rétinien adéquat – tant qu’à faire.
À, disons, 450 mm [mots/minute], il lui faudra 987,55555555555555555555555555556 minutes pour engloutir le dernier Pynchon – à la louche, en supposant que l’inglich soit son native – ou presque – langage.

Re-bien.

Même si on frémit – le bon lecteur ressemblant toutàtrac à un droïde… (rêve-t-il de moutons électriques ?)

Mais tout cela n’est que pipi de sansonnet et roupie de chat, face au « freak lecteur » qui, sous nous, s’avance. Ce Frankenstein de la lecture, auquel on a carré un écran au ras de la rétine, et qu’on bombarde de mots pile poil au point précis où son regard se fixe – j’ai failli taper « se fige ».

Prenons-le en pitié, ce pauvre lecteurat de laboratoire, et attribuons-lui la « faible » capacité d’ingurgiter – après tout, il n’avait rien demandé, hein ? – seulement 1100 mm[cf. supra]

Against the Day ?

Une bouchée de pain avalée en 404 minutes !!!

404 ? comme : impossible d’afficher la page ? [je vous jure que je ne l’ai pas fait exprès]

On est en droit de s’interroger quant à sa faculté à réellement saisir le sens des phrases V2 du Pynch…

N’empêche : ça fait effroi dans le dos.

Tout compte fait [sic] restons gaulois, et comptons en signes.



La suite sous peu.

19 octobre 2007

La nuit des drôles de traitres depuis 30 minutes.

La nuit américaine du comptoir des mots a commencé depuis 30 minutes et 1/4 de pouce.
Alors pour ceux qui n'ont pu s'y rendre, et pendant que les translators sont occupés à ne pas regarder, la version lisible de ce qui se trouvait déjà par ici.
La suite sous peu (du côté des confrères qui y sont ce soir - liens sur la droite)

14 octobre 2007

Auteur du dimanche

« Je ne rêve jamais !
– Impossible ! Il serait plus juste d’affirmer : je ne me souviens pas de mes rêves. Tout le monde rêve. Certains s’en souviennent, d’autres pas. Quelqu’un qui ne rêve pas, ça n’existe pas. »

"Suivre la flèche" n'aurait jamais quitté l'abri de darbraleph.org sans l'aide amicale et rigolarde de François Baure, qui a méticuleusement pointé du doigt toutes ses imperfections.

S'il en subsiste, elles ne sont que de mon fait.

Vous trouverez les oeuvres de François Baure, auteur/lecteur qui s'accroche, ici :
http://www.inlibroveritas.net/auteur1284-oeuvres.html

13 octobre 2007

Les neurones de la lecture [vu/à lire]


Tombé l'autre soir sur Stanislas Dehaene, interviewé, après Daniel Pennac [on passe], au sujet de la lecture.
Passionnant.
A lire donc :


Le chercheur Stanislas Dehaene a exploré la mécanique neuronale qui permet la lecture. Epoustouflant. Winston Churchill avait eu un mal fou à apprendre à lire. Car la lecture est un des apprentissages les plus difficiles qui soient. Et l'anglais, comme le chinois, le japonais et, à un moindre degré, le français, fait partie des langues les plus périlleuses pour le candidat lecteur. Depuis peu, les spécialistes des neurosciences ont observé ce qui se passe dans le cerveau quand on apprend à déchiffrer ces signes noirs sur la page blanche. Dans un livre passionnant, Stanislas Dehaene, le plus brillant de la nouvelle génération d'experts en sciences cognitives, décrit la tempête qui se déchaîne sous un crâne quand on tente de comprendre un texte. Et il en tire des conclusions pour la recherche neuronale, mais aussi pour l'école. Ce document va secouer les parents, les enseignants, les politiques et les intellectuels. Plus qu'un miracle, dit Dehaene, lire constitue une prouesse inouïe. Comment donner un sens à des signes géométriques tracés par l'homme en associant le travail des yeux et celui du cerveau? Les singes, nos plus proches cousins, ne lisent pas. Depuis des années, Dehaene et ses collègues décortiquent les réactions du système neuronal pendant cette action. Tout converge vers la région occipito-temporale gauche du cerveau, une zone que l'évolution n'avait pas prévue pour la lecture. Le temps, pour cela, a manqué. L'écriture a été inventée par les Sumériens dans la vallée de l'Euphrate, il y a de cela à peine huit mille ans. L'alphabet n'a été mis au point qu'environ deux mille ans plus tard. Le système permettant au chasseur-cueilleur de détecter les signes dans la nature a dû s'adapter pour déchiffrer. Une action baptisée «recyclage neuronal». L'auteur décrit l'association entre l'oeil, les aires de la reconnaissance visuelle et celles de la compréhension du texte. Il détaille la chaîne qui mène des lettres aux syllabes, à l'identification des préfixes et des suffixes puis à l'identification des racines. Il explique les deux voies de la lecture: phonologique, pour les sons; lexicale, pour le sens. Une surprise: quelles que soient la taille des lettres, la langue, la culture, le circuit est toujours le même. Aussi, les enfants peinent pendant longtemps pour remodeler une partie du cerveau de l'ancêtre du paléolithique. Pas étonnant puisque les scribes égyptiens ont mis des siècles à fignoler leurs hiéroglyphes. Les Phéniciens et les Grecs à peu près autant pour aboutir à cette invention de génie, nos vingt-six lettres.
Françoise Monier
Lire, septembre 2007

La suite sous peu

Episode de la tomate

Habitus

9 octobre 2007

La nuit des drôles de traitres

Vendredi 19 octobre à 20h
et jusqu’au bout de la nuit…

Drôles de traducteurs
ou l
a nuit américaine du comptoir des mots

Lecture d’extra
its d’auteurs américains et rencontre avec les traducteurs
Claro et Bernard Hoepffner


Bernard Hoepffner tentera de répondre à la question « comment lire les livres illisibles ?»

Causeries, dialogues, lectures en français et en anglais…

Une invitation à la
découverte des œuvres de très grands auteurs américains, en particulier : Gilbert Sorrentino, William T. Vollmann, Mark Z. Danielewski… et bien d’autres…pour vos oreilles et cervelles, jusqu’au bout de la nuit.

Et bien sûr, pour tenir le coup, des
aliments solides et liquides propres à réjouir vos gosiers et estomacs !


à la librairie le comptoir des mots
239, ru
e des Pyrénées - 75020 Paris - M°Gambetta
01 47 97 65 40 - librairie@lecomptoirdesmots.fr


et maintenant : bavez un peu... La suite sous peu.

7 octobre 2007

Flaubert : morceau de choix

'' J'aime par-dessus tout la phrase nerveuse, substantielle, claire, au muscle saillant, à la peau bistrée "


[lettre à Louis de Cormenin - 7 juin 1844]



La suite sous peu.

30 septembre 2007

O Révolutions : rhizoméducation sentimentale ?



O Révolutions.
Chronomosaïques.
Certains fragments : évidents.
D'autres...
Sam 7 : 1er janvier 1869
18e ligne : - Fini.

Quand on sait la passion du Traduttore pour Flaubert, on creuse.

16 mai 1869 : "Mon bouquin est fini."
17 novembre 1869 : L' Education sentimentale paraît en deux volumes chez Michel Levy.

Correspondance de Flaubert : lettre à Jules Duplan - 16 mai 1869 :
" FINI ! mon vieux ! - Oui, mon bouquin est fini !"

Ce "FINI" s'est-il retrouvé chronomosaïqué ?

Possible.
Who knows ?



La suite sous peu.

29 septembre 2007

O Révolutions : mini rhizome(pour commencer) mais il fait le maximum

O Révolutions

Hailey 209 :

VIALOLONACCI –– Passe la serpillière, Traduttore.


Traduttore, tradittore

Traducteur, Traitre.

Traduire, trahir ?

Coïncidence (ça faisait longtemps) ou pas :

Armand Robin, anarchiste de la grâce.

http://refractions.plusloin.org/article.php3?id_article=28

La suite sous peu.
[parce que ce rhizome-là n'est que la partie visible de l'iceberg. Ma main à couper.]

27 septembre 2007

InLibroVeritas : parcequ'Ils Le Valent bien

[citation]


boogieplayer Ecrit le 27/09/2007 à 13h53 - Citer et répondre
avatar 1517 messages Inscrit le: 19/04/2005
La Région Ile de France distribue actuellement 220.000 clés USB équipées d'un bureau et d'un cartable numériques, intégralement composés de logiciels et de contenus libres.

Le bureau est un ensemble de logiciels intégrés dans une interface graphique.

Le cartable est un ensemble de ressources sur la Région et de ressources sur le Libre.

Si l'adresse de votre site figure parmis ces ressources, surveillez vos stats de fréquentation...

Un autre bureau numérique mobile est diffusé en grandes surfaces depuis le début du mois de septembre par la société Memup. Ce bureau intègre également des ressources sur le libre, dans lesquelles nous sommes cité.

Ces bureaux étant en téléchargement libre et gratuit, le nombre potentiel d'utilisateur pourrait être supérieur à 300.000.

Ces bureaux sont édités par la société Mostick, qui est un fork amical et commercial de la framakey de Framasoft.

Pour plus d'infos, des captures d'écran et des téléchargements : http://www.mostick.net

L'annonce sur le forum framasoft
http://forum.framasoft.org/viewtopic.php?t=27024

Laurent Sakka

**

Liste des sites cités :


Framasoft.net
wikipedia.org
iledefrance.fr
lesmetiers.net
cfarif.net
jeunesviolencesecoute.fr
onisep.fr
cidj.com
ac-creteil.fr
ac-paris.fr
ac-versailles.fr
siec.education.fr
venividilibri.org
dogmazic.net
pragmazic.net
inlibroveritas.net
artlibre.org
livretdulibre.org
creativecommons.org
gnu.org
linux-france.org
fsf.org
opensource.org
abuledu.org
openformats.org/fr
freescape.eu.org
oreilly.fr
confessions-voleur.net
libroscope.org
musique-libre.com
gnuart.net
eucd.info
droit-technologie.org
enix.org
aful.org
swpat.ffii.org
lebars.org
legifrance.gouv.fr
uzine.net
frenchmozilla.org
fr.openoffice.org
knoppix-fr.org
support-libre.com
tldp.org
debian.org
slackware.org
h323.org
ietf.org
savannah.nongnu.org
nongnu.org
linphone.org
iptel.org
listes.rezo.net
spip.net
e-mediateur.net
cooperation.net
rfc1149.org
lesocial.fr
ynternet.ch
sincerechoice.org
lea-linux.org
traduc.org
mozilla.org
bugzilla.mozilla.org
linuxfrench.net
apache.org
volle.com
ffii.org
libre-en-fête.net
idile.org
linux-nantes.fr.eu.org
april.org
jdepetris.free.fr
b-l-u-e-s-c-r-e-e-n.net
copid.org
documentlibre.org
fsfeurope.org
tuxedo.org
chat.rtel.fr
stallman.org
cygwin.com
sf.net
cooperation.net
validator.w3.org
Administrateur Mathieu Pasquini - Gérant fondateur In Libro Veritas

[/citation]

La suite sous peu

18 septembre 2007

Single up all lines against the night !


Single up all lines !

On l'a appris par ici.

Atterrissage du prochain Claro : fin octobre.

Dans la collection "miniatures".
Aux éditions Minuscule.
Pilotées dans les marges par Antonio Werli.

On rappellera, à l'occasion, que les mêmes avaient déjà commis deux petites merveilles, qu'il conviendra de se procurer au plus vite :

Mystes, de Julien Schuh
&
Tchelovek ou rien, de Julien Frantz.

L'un bosse dans l'Ombre.
L'autre Docte dans une certaine Maison.


On en profitera également pour se tourner Against the Night :

Alsace année zéro



A quelques poignées d'heures des résultats du second tour, on était en Alsace, côté Strasbourg. Une invitation née de rencontres nées de lectures nées de divers travaux. Il y avait là quelques irréductibles, des énergumènes s'étant connus sur le forum de La Maison des Feuilles (d'un certain Danielewski) et qui, réseau aidant, avaient développé une fratrie assez pertinente, laquelle avait débouché sur des vraies relations humaines. Des modules lunaires nommé Antonio-d'artagnan, Julien-aramis-l'Ukrainien, g@rp-athos-le-sage, assortis de quelques amis et collègues (le serein Daniel, l'épique Gilles, l'excellente Miss Totem, la timide Eugénie…) ont, avec les moyens du bord (qui, dieu merci, faisaient oublier les fastes germanocrétins…), réussi le bel exploit de recevoir sans décevoir. ON a pu parler, lire, et parler encore. Que ce soit au deuxième étage de la librairie d'Obernai, sous le chapiteau dressé par d'authentiques pisteurs d'étoiles à vocation beat-rap-pop (mit flamenküchen), dans la rue, à une terrasse ou sur des canapés-cargos, les questions ont fusé tranquillement. Pas mal de souvenirs, de disques étranges, d'éclats de rire… Et si l'on doit dégager de cette mine d'impressions une petite pépite, eh bien on conseillera un livre:

Julien Frantz
"Tchelovek ou rien"
éditions miniatures, 2007

Pour le trouver, une seule solution à part la révolution:
www.associationminuscule.org



La suite sous peu.

17 septembre 2007

Le marché du mois : septembre 2007

Comme lui, qui a piqué l'idée à lui (dont j'attends la petite note - en carambar), vous trouverez ici, chaque mois, mon panier de la ménagère.
Comprendre : mes provisions.
Le retour du marché.
Hop !
Voici septembre.
J'en vois qui tiquent.
Non, je ne vais pas relire La Maison des feuilles - quoique.
Disons simplement que je tenais à fèter sa (re)venue, même si - ne remuons pas le couteau dans la plaie (au fait : des nouvelles du sort réservé à cette Maison coquillée de frais ?)

Sur ce cliché bancal, vous remarquerez que la tasse est déjà prête pour les lectures café/sucre du latin. [sic]

La suite sous peu.

16 septembre 2007

William T Vollmann - Transfuge #17

Je reviens sur le #17 de Transfuge.
Pas pour évoquer leur papier sur Mark Z Danielewski - certains fragments doivent (ou pas) affleurer dans la freak-critik pondue ici-même.
Plutôt William T Vollmann.
Mille crans en-dessous de la Tabula Rasa de Fausto - je n'ai pas ses compétences.
Juste pour deux coups de coeur :
1/L'atelier de Bill à Sacramento (photo ci-dessus -- nettement moins bonne que celles de Transfuge) : un rêve.
2/Ces quelques mots :
"Les gens qui vont sur Internet ne semblent pas dérangés par le fait d'être constamment sollicités par de la pub. Moi, cela me dérangerait si je trouvais des pubs toutes les deux ou trois pages du roman que je suis en train de lire...
Ou si une note apparaissait pour me dire : "Oh, monsieur Vollmann, je sais exactement à quelle page vous êtes et prends cette page en note dans le but de vous vendre quelque chose à la page suivante ; je vais par ailleurs transmettre ces informations au gouvernement."

Putain de bon sujet de nouvelle !
Je boude de ne pas avoir eu l'idée avant.
Mais croyez-vous que ça arrête Bill ?
Lisez un peu ce qui suit :

"Le plus grand dégât causé par cette technologie, c'est que les gens ne peuvent plus se concentrer, ne peuvent plus apprécier de se concentrer. Lire un long roman constitue pour moi l'une des plus grandes sources de plaisir. Mais la plupart des gens refusent de le faire parce que lire un long roman, ce n'est pas drôle si vous êtes constamment interrompu."

Serait-ce pour cela que je picore chaque jour du Pynchon, du Vollmann, du Gass ?
Sous les pavés, la page à lire plutôt que de bouffer un pavé, puis un autre ?
Ma lecture ne serait-elle que...du surf ?
A moins qu'il ne s'agisse que d'une simple incapacité à trancher, à choisir dans lequel se plonger en apnée ?
Cette dernière question me rassure.

La suite sous peu.

15 septembre 2007

[Interlude#2] Méduse arrachée - titre provisoire

Puisqu'un certain Traduttore (cf O Révolutions - Hailey 209) ne s'en souvenait pas.
Quelques joyeux souvenirs internautes.
En images.
Du temps où "bunker anatomie" s'appelait encore "méduse arrachée".
Puis Houdini devint Translator.

[/Interlude#2]

La suite sous peu.

[Interlude]

Pour en finir avec une question que l'on me pose souvent :
Comment écris-tu ?

Variante : travailles-tu beaucoup tes textes ?


Réponse #1 : non. Je ne travaille pas, je joue.

Réponse #2 : la preuve en image.

Le premier jet de "Le ridicule ne tue pas".





Photo initialement publiée au coeur de Darbraleph.org.

[/Interlude]

La suite sous peu.

10 septembre 2007

Pâle sans bleu : collectOR again ?

Quel bonheur de retrouver sa Maison.
Toute rénovée.
Coquilles joyeusement nettoyées.
Quel plèsir [sic] de la feuilleter.
Jusqu'au...Clou (de Paris).
Où l'esc@rgot tique.
Ettelliuef à rebours.
Stoppe page 543.
Serais-je béni des Dieux ?
Nouveau collectOR ?
Dites-moi, dites-moi, dites-moi.
Que je ne rêve pas.
Que tous les exemplaires nouvellement sortis n'ont plus aucune trace du mot maison à partir de la page 543.
Ne me dites pas que j'ai encORe dégotté un collectOR grâce au même facteur.
Parce que dans le domaine de la coïncidence, on atteindrait des sommets.
Ce qui n'arrangerait en rien mon obsession.

Photos sous peu (sauf si tous les exemplaires...)

9 septembre 2007

O Révolutions : chronomosaïcritik

pORtrait RobOt (Révolutions) - ou The Now Here Found Critic

by

The Ontologique Atrabilaire Copy Pasteur.

Mais quelle mouche a donc piqué un zébulon survolté, ancien dyslexique, fort en maths et en latin dopé jusqu'aux yeux, gaillard athlétique et souriant, à la physionomie bonhomme, aux traits bien dessinés et des yeux noisette ?

En détaillant son visage, on s'aperçoit qu'il ressemble à ces belles gueules de cinéma, un mélange entre Marlon Brando, Bruce Willis, avec en guise de cage thoracique, une caverne entre les côtes, ce qui explique peut-être la bosse - des mathématiques ? - qui orne le front de cet auteur con, pédant, roublard et atrabilaire, qui répond par aphorismes d’une voix d’ogre, en se fichant éperdument des frontières entre les genres.

Fort de son précédent succès et surestimant sans doute ses capacités d’écrivain, comme pour mieux prouver au monde entier qu’il serait le nouveau Joyce, pas moyen d’appliquer les critères normaux du jugement littéraire à son OVNI aux multiples dimensions : on est bien en peine d’émettre une opinion claire à son sujet. Plusieurs lectures sont sans doute nécessaires pour s’en faire une idée juste – sans parler d’en faire le tour.

- Am I just stupid ?

La forme :

Ce livre objet sans verso, sans revers, à double face, carcasse conceptuelle vide, typographie Oui-Oui au pays des jouets, nanti d’un lyrisme adolescent des plus fatiguant, composé de deux parties tête-bêche, deux récits d’une même histoire d’amour entre deux ados de 16 ans pour toujours, qui se lit par les deux bouts, est emballé dans une couverture sur laquelle figure un énorme iris.

Les pages de garde tournées, le lecteur perd ses repères dans ce qui ressemble à un labyrinthe typographique, et qui se trouve être en réalité une construction mathématique achevée, jouant avec les typographies et les couleurs. Des textes couchés tête-bêche, des lettres de couleur, des notes dans les marges, des caractères de différents formats. 360 pages de 360 mots, répartis en quatre textes de 90 mots, dans O Révolutions, l'arithmétique prend le pas sur la littérature. La page, dans un sens ou dans l’autre se divise en trois. Un autre petit bloc de texte dont on n’a toujours pas compris le sens, alors que presque tous nos sens sont sollicités : le toucher, la vue, l'ouïe. L'auteur a voulu cette synesthésie par laquelle les lettres se teintent et résonnent comme des cymbales.
Malheureusement, les codes, les sons, les virages à 360 degrés que le lecteur s'impose durant les récits de Sam et Hailey Heather escamotent le plaisir de lecture, la qualité littéraire et le sens même des mots. Le tout, bien sûr, dégage un fort parfum de virtuosité et peut même susciter, à ce titre, le rejet ou la lassitude. Le parcours ressemble plutôt à une promenade hypnotique dans un champ de mines. L'ensemble s'inscrit dans une sorte de cercle qui renvoie à l'enfermement (celui de la passion) et à la révolution, c'est-à-dire au tour complet sur soi-même. D'où les 360 pages du livre, chacune composée de 360 mots, 360 mots par pages, 4 pavé de 90 mots (répartis en quatre blocs égaux : les deux monologues, chacun flanqué d'une colonne d'événements historiques censés jalonner le parcours des personnages), et la nécessité pour le lecteur de tourner le livre à 360 degrés pour passer d'un récit à l'autre, chaque page contenant deux blocs de 180 mots, et trois entrées, eux-mêmes subdivisés en deux parties.
Au plus près du mitan, se trouvent en colonne des références historiques, qui vont de 1863 à 2063 (mais après 2005, les événements restent à écrire) La vision de Sam se lit par un bout, celles d'Hailey et Heather, par l'autre bout. Chez Sam, les «O» sont verts (il a des «Yeux Verts pailletés d'Ors» ), chez Hailey et Heather d'or ( «Yeux Dorés pailletés de Vert» ), et si l’on n’avait pas compris, les « O » d’une version sont en bleu et les « O » d’une autre en rouge, tandis que la lettre « O » est en vert ou en marron, donc comme leurs iris respectifs. C'est surtout et avant tout une mécanique de très haute précision, à l’allure de jeux d’enfant gâté et creux, magnifique ensemble de rouages dont l'enchaînement parfait, broyant au passage la plupart des conventions littéraires, laisse à la fois perplexe et admiratif, derrière les trucs et les artifices de leur créateur roublard, en retard de 360 trains, qui tourne à vide et seulement sur lui-même et bouleverse nos habitudes de lecture. La prose d' O Révolutions, inventive prend et séduit, incontestablement. Pas seulement par son bouillonnement mais aussi grâce à la violence brouillonne qui émane des protagonistes. Crasse, viol, insulte, drogue, ombre de la camarde, les tourtereaux ne sont pas nés de la dernière pluie, et leur liberté a un goût de sang et de sperme. Pour qui aime l'expérimentation et le bruit des mots qui s'entrechoquent, O Révolutions marquera.

L’histoire d’amour ado-circulaire :

La rencontre de deux adolescents de 16 ans, Sam, Hailey et Heather, les narrateurs des deux faces du roman, qui s'éprennent passionnément l'un de l'autre au premier coup d’œil et se jettent à corps perdu sur la route en quête de leur liberté. Sur les routes, dans une sorte de road-movie, pas un road-book, frénétique, les deux amoureux traversent les États-Unis à bord de plusieurs véhicules, de la Pennsylvanie au Montana en passant par Saint-Louis et la Nouvelle Orléans, et finissent dans un fossé, leur amour absolu les ayant condamnés au repli et, finalement, à la mort ; jusqu'à terminer le livre... en son milieu. Deux adolescents de 16 ans, deux personnages plutôt attachant, qui nous mettent en garde. Hélas la forme choisie par Mark Z. Danielewski n'étant rien de moins qu'élitiste, nous risquons fort de passer en masse à côté du message. L’auteur s'est largement planté dans sa tentative d'écrire "le grand roman américain" et n'est pas le grand romancier que tout le monde attendait. Son livre contient assez de pistes et d'idées mal exploitées, qui n'en sont pas moins intéressantes. Faites-vous une idée vous-même : ultra-chiant. Récit rachitique (il aurait pu se contenter d'une nouvelle ou d'un poème de 150 pages), procédé téléphoné ("O Révolutions", "révolution à 360°", etc...), illisibilité du machin (au contraire du magnifique Saison des Meules), bref, raté, chiant et prétentieux (user de toutes les ficelles de 50 ans et plus de littérature expérimentale dans un même livre... pfff)

«J'esquive ce filou follet/qui caragalope et laisse/filer mes bulles fuselées./Un élan laminant de joie/Echaudée je bous.»

Ce qu’en dit l’auteur, interviewé non interviewé :

O Révolutions célèbre le printemps, la faune, la flore, parmi lesquels Sam et Hailey sont deux enfants sauvages. Ce livre, qui n'est pas une énigme ou un puzzle, ne donne pas à réfléchir. Il est un machin" curieux, "multidimensionnel", que personne ne pourra jamais lire sur ordinateur. Il faut le vivre dans l'instant. Je voulais faire quelque chose de complètement neuf, de sorte qu'il n'y ait plus d'attentes pour le prochain, seulement des questions. O Révolutions est l'expression de la liberté du cœur et celle du libre arbitre, et représente le danger qu'il y a à pratiquer ces deux formes de liberté. Plus simplement et en d'autres termes, il s'agit de l'amour, du suicide et de la route américaine, Cela intensifie les choix et la manière, et quand des recherches sont nécessaires, accélère le processus. Toute connexion est, par la nature même de son fonctionnement, toujours emprunte de conséquences. Plus nous sommes coupés des autres, plus nous sommes désemparés et plus nous avons de chance de succomber à l'inanité et la désillusion engendrées par cette vision magique du monde. Au contraire, plus nous sommes connectés, plus nos existence sont empreintes du pouvoir de notre raisonnement et de la qualité de nos émotions. On peut tout faire quand on est jeune, on se sent invincible, on a envie d'explorer le monde. La forme du livre représente la manière dont la relation entre Sam et Hailey évolue. Et physiquement, par cet objet tridimensionnel, le lecteur expérimente cette relation. Je ne me dis jamais que j’écris des romans. J’écris des livres.

Le traduttore :

Traducteur d'auteurs dits intraduisibles, il a réinventé ce langage, en puisant dans un vocabulaire oublié, démodé ou dans les créations de son cru. Et il y en a d'extraordinaires, en particulier dans les innombrables néologismes, comme "tourister", "fanaccro", "batifrôler" ou encore "déglaviote »

Ce qu’en dit le traduttore :

Je suis attiré par les livres qui engendrent leur propre forme, un projet à la fois ludique et hystérique, et traversé par le fantasme du livre-monde qui oblige le traducteur à inventer lui-même son mode de traduction. J'en ai profité pour aller chez l'opticien et m'acheter des lunettes, le plus important étant, à mon sens, la musique et l'invention verbale ; il s'agissait de n'être pas en perpétuelle hésitation.

Et c'est en savourant cette "liberté enchaînée", qui oblige à des contorsions inhabituelles mais jouissives, qu'on est en mesure alors de créer de façon assez "naturelle" tout un nouveau lexique. Le travail de traduction est vite devenu très hypnotique. Il convient peut-être de rappeler cette distinction que faisait Gilles Deleuze entre style et écriture. Là où certains auteurs font du style (c’est le côté “dictée appliquée” des auteurs français, par exemple), d’autres habitent l’écriture, c’est-à-dire qu’ils appréhendent la langue comme un ensemble de vitesses, d’intensité, de disparitions. Par tradition, les auteurs américains sont plus du côté de l’écriture que du style. C’est important de comprendre cela.

Comment le lire ? Par séries alternées de huit pages ? Tout Sam puis tout Hailey ? Je ne sais pas trop. Aussi le lecteur doit-il se débrouiller avec les répétitions et les différences. Vous savez, je suis moi-même un peu con, pédant et atrabilaire…mais l'intérêt des journalistes littéraires, c'est qu'ils vous font découvrir des livres que vous pensiez connaître sous un nouvel angle. S'exprimer quand on n'aime pas un livre est autorisé : c'est une évidence. Même si s'exprimer n'est pas toujours évident. Ou alors trop. Quoique.

J’aime le livre, je ne veux pas le fétichiser. C'est un préjugé de dire qu'il faut lire seulement d'une certaine manière. Certaines audaces sont plus naturelles aux écrivains américains qu’aux autres, notamment aux auteurs français. O Révolutions est cependant moins un hommage à Joyce et à l’Oulipo qu’une folie shakespearienne. Il fallait presque « rêver » cette traduction.

Tout le monde trahit le Rêve, mais qui s’en soucie ?

Allez, une petite pensée pour Alphonse et Hailey, qui disaient, facétieux : "Si on se mettait à composer les blogs avec de seules véracités, ils tomberaient du coup au format d’une disquette."

O Convolutions Révolutions

Mark Jack OZ Rapielewski Danielewski

D’ailleurs que chez Père Nowell, Denoël

[Pas de suite sous peu]

Hope so…