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27 décembre 2010

Les 13 meilleurs romans de l’année selon le Fric-Frac Club sont à découvrir ici :

Et si le barbu en rouge ne vous les a pas offerts, attendez la suite avant de foncer les échanger.

La suite sous peu.

7 septembre 2009

Demain, c'est aujourd'hui

Hier, c'était prévu pour demain



Aujourd'hui, nous sommes demain !
Et c'est ouvert !
Pour t'y rendre, clique sur la photo, ami lecteur !

1 septembre 2009

Compte à rebours

Tout n'est pas encore prêt.
On entend le bruit de l'aspirateur.
Mais aussi des courses effrénées, des cris, des rires, des vocalises.
Des gorges nouées.
Parfois.
Souvent.
En raison de points d'interrogation, de questions quasi existentielles.
Et du trac, aussi.
Qui n'en finit pas de ne pas cesser de se hisser haut, propulsé par une adrénaline en ébullition.
Pourquoi ?




Parce que
le compte à rebours a commencé !
sur www .fricfracclub.com.
La suite sous peu...

3 août 2009

Fric-Frac Club latest news : bientôt la rentrée


On n'est pas encore parti en vacances qu'on se prend déjà à attendre la rentrée avec une impatience de Zebulon sous amphets.
Pas pour avoir un cartable neuf.
Encore que.
Parce que figurez-vous que, pendant que vous vous dorez la couenne, certains ont bossé comme des dingues (ils le sont, d'ailleurs) afin de vous présenter sous peu



Le Fric-Frac Club 2.0

Alors ? Heureux ?
(je tiens à préciser ici que je n'ai pu faire partie des Chums of the Club bosseurs - esc@rgot oblige & déboires informatiques divers & avariés, entre autres - et que je suis particulièrement fiers d'eux)
L'adresse à bookmarker au plus vite : www.fricfracclub.com
Allez, un cadeau bonus :

La suite sous peu.

27 juin 2009

Le lecteur schizofriend#2

Deux pence, pensa Souris. Deux pennies. Était-ce assez pour envoyer un courrier depuis l'Angleterre en Amérique ? Elle en doutait fort, et ses doutes ravivèrent un vieux souvenir, un jour qu'elle était chez Bartleby, avec sa mère. Bartleby, c'était la papèterie qui vendait de petits articles de bureau, mais aussi des timbres et des pièces pour collectionneurs. Il devait être possible d'y acheter des timbres étrangers, déjà oblitérés... ou même de les voler, se dit Souris.


Matt Ruff -- La proie des âmes [p. 226]


La suite sous peu.

13 mars 2009

Salon du livre 2009 - Daniel Sada vs A.W : l'Odyssée barbare

Ce n'est un secret pour personne, le Salon du Livre 2009 se déroule à Paris ces jours-ci.
Ce n'est un secret pour personne, le Mexique y est à l'honneur.
Ce n'est un secret pour personne, une délégation des Chums of the Club (j'ai les noms) s'y rendra incognito -- ponchos et sombreros (nous y reviendrons).

En revanche, il y en a un que vous ne devez pas manquer et que vous ne pourrez pas rater.
Parce qu'il sera en haut de la dernière marge.
On stage, pour un remplacement au pied levé (même pas peur, le Chum).
Aux côtés de Daniel Sada.

Pendant une heure, dimanche 15 mars, de 16h à 17h, salle André Malraux, vous pourrez donc lui/leur faire le coup de l'odyssée barbare, de la part de l'esc@rgot malheureusement contraint par le côté obscur de la force de rester dans sa coquille.
Pour cela, rien de très compliqué.
Lorsque vous verrez A. W. et Daniel Sada, il vous suffira de tous vous lever et d'entonner d'un seul et unique poumon le refrain de la mort qui tue que voici :



Je vous avais bien dit qu'on y reviendrait, au sombrero.
M'est avis que nous tenons là l'hymne officiel 2009 du Fric-Frac Club.

La suite sous peu.

2 novembre 2008

FFC les archives g@rpiennes#7 : Contre-jour, Thomas Pynchon

Dernier papier exhumé du carton des archives g@rpiennes du Fric-Frac Club.
Daté du 7 septembre 2008.
Depuis : rien d'autre.
Depuis : 50 pages avant la grâce.
Ceux qui l'ont lu - où le lisent - me jetteront la première pierre.
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Contre-jour : found and lost in translation

À peine lues, les deux premières phrases de Contre-jour procurent un sourire doublement ravi.

Pourquoi doublement ?

Ceux qui ont eu l’occasion de lire Against the Day (The Penguin Press – 2006) se souviennent sans doute de :

"Now single up all lines !"

"Cheerly now... handsomely... very well ! Prepare to cast her off !"

Or, si les mêmes ont eu entre les mains Lire de juillet-août 2008, peut-être ont-ils été déçus en découvrant à l’époque les premières pages de la VF :

"Allez, dédoublez l'amarrage !"

"Allons, de l'entrain... en douceur... parfait ! Paré au largage !"

Ça le faisait, certes, mais, comment dire, ça…coinçait un brin. Même si le « single up » se retrouvait bel et bien francisé, on visualisait mal le truc, on se serait davantage attendu à trouver l’habituelle exclamation…

Donc, le 4 septembre 2008, deux premières phrases pour un double ravissement :

"Maintenant, larguez les amarres !"

"Allons, de l'entrain... en douceur... parfait ! Paré à l'appareillage !"

Ce papier pourrait s’arrêter ici.

Sauf que.

Bien entendu, on poursuivit – et on poursuit toujours – la lecture jusqu’à se souvenir, brusquement, que bien avant Lire, quelques pages de ce qui s’intitulait alors Jusqu’au jour étaient déjà parues (La Nouvelle Revue Française - janvier 2008 - N°584) – on s’empressa donc, par goût du jeu, par curiosité mâtinée d’un esprit quelque peu tordu (on l’admet volontiers), d’aller comparer ces dernières avec ces nouvelles venues du Seuil.

Et là…

Pontius !

Pontius ?

Vous allez comprendre.


La Nouvelle Revue Française - janvier 2008 - N°584 - pages 35, 36 :

"Non, chef, c'est une ancienne méthode africaine de divination, qui vous permet de modifier votre destin, tout ce que vous avez à faire c'est de deviner quelle est la bonne carte, et mon associé Pontius, ici présent -- désignant un colosse muni de coups-de-poing que les jeunes gens n'avaient pas repéré d'emblée – ne vous sautera pas dessus pour vous prendre tout votre argent. Ça vous dit ?" Les deux bateleurs ricanèrent, comme si tout ça n'était qu'une farce inoffensive, mais Lindsay et Miles ne paraissaient guère disposés à partager cette conception.

L'aigrefin qui les avait apostrophés entreprit alors de déplacer les cartes avec une rapidité déroutante. Il y avait parfois trop de cartes pour qu'on puisse les compter, à d'autres moments aucune n'était visible, ayant comme disparu dans une dimension autre que la troisième, bien qu'il eût pu s'agir d'une astuce favorisée par la pénombre.

"O.K ! C'est peut-être votre soir de chance, dites-moi juste où est la rouge, allez."

Trois cartes étaient posées devant eux, face retournée.

Après un silence, ce fut Miles qui annonça d'une voix nette et ferme : "Les cartes que vous avez retournées sont toutes de couleur noire – votre "rouge" est le neuf de carreau, dit aussi la guigne écossaise, et il se trouve ici", tendant la main pour soulever le chapeau de l'escroc, et récupérant sur son crâne la carte en question.

"Seigneur tout-puissant, dit Pontius. La dernière fois que ça s'est produit on a fait un long séjour dans la prison du comté de Cook. [...]"

Pontius ?

Aucun souvenir de Pontius dans les premières pages du Contre-jour en cours.

Donc : effeuillage arrière, toute !

Jusqu’à :

Contre-jour - Seuil - septembre 2008 – pages 33, 34 :

« Non, chef, c'est une ancienne méthode africaine de divination, qui vous permet de modifier votre destin. »

L'aigrefin qui les avait interpellés entreprit alors de déplacer les cartes avec une rapidité déroutante. Il y avait parfois trop de cartes pour qu'on puisse les compter, à d'autres moments aucune n'était visible, ayant comme disparu dans une dimension autre que la troisième, bien qu'il ait pu s'agir d’un tour joué par le peu de lumière.

"O.K ! c'est peut-être votre soir de chance, dites-moi juste où est la rouge, allez."

Trois cartes étaient posées devant eux, face retournée.

Après un moment de silence, ce fut Miles qui annonça d'une voix nette et ferme : « Les cartes que vous avez retournées sont toutes les trois noires – la "rouge" est le neuf de carreau, dite aussi « la Malédiction de l’écosse », et elle se trouve ici », puis il souleva le chapeau de l'escroc, et prit sur le sommet de son crâne la carte en question.

« Seigneur tout-puissant, la dernière fois que ça s'est produit j’ai fait un long séjour dans la prison du comté de Cook. […] »

Pas (plus ?) de Pontius.

Disparu au cours du processus de réduction du volume superfétatoire induit par la translation vers le French?

Que croyez-vous que fit l’esprit tordu histoire d’en avoir le cœur net ? Bingo ! Il descendit Against the Day de son étagère, de toute la force de ses petits bras maigres.

Et là...


Against the Day – The Penguin Press – 2006 – pages 23, 24 :

"No, boss, it's an ancient African method of divination, allows you to chang your fate." The sharper who had addressed them now began to move cards around with bewildering speed. At times there were too many cards to count, at others none at all were visible, seeming to have vanished into some dimension well beyond the third, though this could have been a trick of what light there was.

"O.K ! maybe it's your lucky night, just tell us where that red is, now." Three cards lay face-down before them.

After a moment of silence, it was Miles who announced in a clear and firm voice, "The cards you have put down there all happen to be black – your 'red' is the nine of diamonds, the curse of Scotland, and it's right here,"reaching to lift the sharper's hat, and to remove from atop his head, and exhibit, the card at issue.

"Lord have mercy, last time that happened I ended up in the Cook County jail for a nice long vacation. [...]"

Aucune trace de Pontius !

Mais mais mais.

Si Pynchon n’a pas écrit Pontius, d’où sort celui de la NRF ?

Toutes les hypothèses, y compris les plus folles – surtout les plus folles – trampolinant gaiement sur nos neurones, la police lance un appel à témoins.

(oui, parce que, voyez-vous, on soupçonne le traducteur d’avoir œuvré avec un autre manuscrit que le hardcover de 2006 version officielle…du moins à un moment donné, quelque part entre fin 2007 et début 2008.)

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La réponse à cette énigme se trouve par ici.

La suite sous peu.




27 octobre 2008

FFC les archives g@rpiennes#6 : Noir - Robert Coover

One more time [...] FAQ[...] Fric-Frac Club[...] le papier qui a pété la mise en page du FFC [niark niark niark ! Le peuple des g@stéropodes vaincra !]
Juin 2008
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Noir - projection [Privé]

par g@rp

Générique :

Un film de Robert Coover

Noir

Avec pour la première fois à l’écran :

Phil M. Noir : un privé privé de flair

Blanche : secrétaire sceptique, blonde, pleine de bon sens et adepte du mercurochrome

Blue : ne reculant devant aucun moyen pour coffrer Noir

Flame : chanteuse rousse torride à la voix rauque, amoureuse de Noir

Et de nombreux seconds rôles, hauts en…couleurs.

Scenario de Robert Coover

Image : Davantage que les poncifs évoqués sur la quatrième de couverture, il serait plus juste, ou moins faux, d’affirmer que Noir accumule les clichés. En noir et blanc, à l’égal des films cultes du genre

« Le genre de film qui passe tous les soirs dans toute la ville. Le film dans lequel tu te trouves. À poursuivre des ombres. » (p.130)

parsemés de réverbères à l’écart desquels, dans l’ombre, grouille et se meut tout une faune d’âmes sombres. Même ce qui est supposé flamboyer – Flame, la rousse, par exemple – ne le fait pas (il y a une bonne raison à cela). Jusqu’à l’humour qui se teinte de noir (pour preuve la correspondance tatouée sur le corps d’une femme que deux gangsters se renvoient jusqu’à la transformer en œuvre d’art). Roman noir, polar cinématographique, Noir s’avère particulièrement visuel : une de ces séries B des années cinquante dont on ne serait pas surpris que l’image tressaute – en ce sens le découpage du récit, le montage, y contribue amplement, on y reviendra – on pense également au Spirit de Will Eisner.


Montage : Chaotique. À l’image d’un Noir qui titube à force d’être matraqué autant qu’à cause de l’alcool qu’il ingurgite comme du petit lait (c’est, au Star Diner, le cas de le dire) qu’en raison des flash-back et de la ville en elle-même.
Décors : Mouvante, toujours différente, son plan ne semblant obéir à d’autre logique que celle visant à égarer ceux qui y évoluent, la ville, sombre, humide, poisseuse, n’est que ténèbres.


Ce qui se passe en pleine lumière, au soleil, devenant, par contraste, irréel.

« (…) le soleil faisait son étrange truc de flamboiement, avec des tables de café installées sur le trottoir comme dans un documentaire touristique pour la promotion de stations estivales sur une île. » (p.180)

Bande son : « Tu » raconte. Tu : deuxième personne du singulier. Oui mais voilà : qui parle à qui ? Curieux et obsédant dédoublement qui s’opère : le lecteur parle-t-il à Noir, lui raconte-t-il son histoire, comme si ce dernier avait perdu la mémoire, ses repères – ce qui n’est pas loin d’être le cas puisque, en digne privé, beaucoup de choses lui échappent – ou la petite voix qui parle dans la tête du lecteur s’adresse-t-elle au lecteur, qui devient alors Noir ? Le « Je », quant à lui, n’est utilisé que lorsqu’un personnage prend la parole pour s’adresser au « Tu »…qui devient « vous », mais un « vous » sous-entendu. Sauf lorsque Noir s’adresse à la ville.

« On n’échappe pas à la mélodie, mon gars, mais on peut se l’approprier. » (p.202)

On se demande alors si le You de la VO n’aurait pas été utilisé pour sa seule duplicité : tutoiement ou vouvoiement ? Dans sa traduction, Bernard Hoepffner a opté pour le singulier : on ne peut que l’en féliciter. Choisir un pluriel n’aurait pas produit ce ton si particulier. Cette voix si…singulière.

Trame : De dédoublement, il est beaucoup question dans Noir : non seulement aucun des personnages ne parait être ce qu’il est – duplicité classique de ce genre de littérature ou de film. Personne n’est vraiment blanc bleu (sic).

« J’avais l’impression d’être un personnage dans deux histoires différentes en même temps, comme si les frères jumeaux m’avaient aussi divisée en deux, j’organisais le piège dans une vie, le déclenchais dans l’autre, j’étais désarmée dans les deux. »(p.79)

« Le problème des trames. Quand on est pris dedans, on ne voit pas plus loin que le nœud suivant. C’est comme si on était piégé dans deux dimensions, incapable de toute vision d’ensemble. Pas vraiment possible depuis ici, mais peut-être pourrais-tu en avoir un aperçu depuis les bas-fonds. » (p.153)

Le dédoublement, la duplicité, atteint son paroxysme dans la scène finale, au cours de laquelle intervient tout un jeu de miroir ; une scène quasi labyrinthique qui voit Noir exposer chacun des possibles qu’il n’avait pas déduit et qui de toutes façons ne sont pas les bons, de même que la duplicité, ici dévoilée, rend les choses encore plus obscures : on n’en sort pas.

Épilogue : Effectivement, on n’en sort pas, on ne veut pas en sortir, lâcher la proie pour l’ombre – Noir se dévore autant qu’il dévore, refuse de se laisser abandonner ne serait-ce que quelques minutes : ce « Tu » obsède, puisqu’après tout c’est vous qui racontez l’histoire.

Fin de projection : Lorsqu’à regret on tourne la dernière page, que l’écran redevient blanc et que les lumières de la salle se rallument, on cligne des yeux, ébloui. On conservera longtemps la trace – noire, comme il se doit – de ce polar si singulier dans lequel on n’est pas loin d’avoir tenu le premier rôle.

Celui de « spectacteur ».




De par la galaxie Fric-Frac,
Chez Fausto, The origin of the brunists, Le bûcher de Times Square, Une éducation en Illinois, « The Universal Baseball Association, Inc. »
Chez C., Le bûcher de Times Square, et sur Noir
Chez Lazare, Le bûcher de Times Square
Chez otarie, Pricksongs & Descants
Chez Pedro, Noir
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As usual [...] commentaires [...] là-bas.

La suite sous peu.

4 octobre 2008

FFC les archives g@rpiennes#5 : Stone Junction - Jim Dodge

On continue, toujours pour répondre au FAQ.
Du côté du Fric-Frac Club, l'esc@rgot, en mai, n'a rien fait.
Donc : back to juin 2008.
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Stone Junction : équilibre alchimiquement instable

Pourquoi, mais pourquoi suis-je incapable de pondre un papier qui tienne la route sur le Stone Junction de Jim Dodge ?

Faisons le point.

  • Les coquilles signalées dans une autre coquille n’y sont pour rien – que le premier qui n’a jamais encoquillé son texte à ses doigts (et ses yeux) défendant me jette la première stone (sic).
  • La préface de Thomas Pynchon n’est pas en cause : même si on s’attend invariablement à découvrir un autre Pynchon, ce n’est pas (tout à fait) le cas. D’ailleurs, on la comprend mieux au regard des points communs que présentent les deux romanciers.
    • Biographiques : Dodge publie aussi peu que Pynchon. Trois romans à ce jour, si l’on considère la centaine de pages de L’oiseau Canadèche (surprenante traduction du titre original Fup) en tant que roman alors qu’il s’apparente davantage à un conte. À propos, on pourra signaler la réapparition dans Stone Junction de l’indien Johnny Sept-Lunes, personnage déjà présent dans cet « oiseau Canadèche », premier roman de Dodge.


    • Thématiques :
      • la quête, et uniquement la quête ;
      • Les hors-la-loi, ne négligeant pas le recours aux bombes ;
      • La paranoïa ; l’informatique ; les codes et leur décryptage ;
      • Mais surtout surtout : l’imagination. Davantage que la recherche de l’assassin de sa mère, que son parcours initiatique au sein d’une curieuse organisation secrète, l’AMO (qui n’est pas sans rappeler WASTE dans Vente à la criée du Lot 49 – quoique de loin), la pierre philosophale de ce que Dodge appelle lui-même cette « oeuvrette alchimique », représentée par un diamant au cœur duquel brille une flamme spiraloidale, révèlera le « héros » à l’imagination. À lui-même. On se surprend alors à se demander si ce que tout au long des 500 pages on prend pour la réalité, n’est pas en fait le fruit de…l’imagination. Une réalité pas si éloignée que ça de l’absurde, au demeurant. Ainsi, une main gravement brûlée par de l’argent en fusion, une fois ôté le gant qui la masquait, devient-elle quasiment psyco-patte et parle à son…propriétaire. On tue un témoin gênant, un traitre, en lui administrant un placebo le mettant face à lui-même : le choc de cette révélation lui sera fatal.
  • On préviendra tout de suite le lecteur que son attention risque sérieusement de déraper lors du long passage sur l’initiation de Daniel au poker, dont les parties et leurs subtilités échappent au non pratiquant.

Il faut dire que Dodge est ou fut joueur, si l’on se fie à sa bio. Si l’on compare à Pynchon, là où ce dernier joue des maths comme d’une "petite musique de nuit" dans Contre-jour, Dodge sort la grosse artillerie et tartine des pages et des pages de sa passion personnelle, même si elle peut paraître structurellement liée au récit. On passe rapidement sur l'apprentissage – héros surdoué, quand même – et on vous raconte par le menu des tonnes de parties, les différents tics et tocs des joueurs, les mises, les stratégies auxquelles on ne comprend rien, etc etc. Et là, contrairement aux autres initiations de Daniel, l’élève ne supplante pas le maître – comprendre : il ne remporte pas autant de dollars que lui – mais ne reprend cependant pas la route une main devant, une main derrière... Bien entendu, on peut opposer que le poker enseigne l’art du bluff, de la dissimulation. Dissimulation dont il sera d’ailleurs question plus loin dans le récit, Daniel devenant élève prestidigitateur jusqu’à maîtriser au plus haut point l’art de la disparition. Il n’empêche que ces interminables parties de cartes cassent le rythme. Dommage.
  • La construction du récit : découpé en autant de parties que d’éléments alchimiques, incluant des chapitres scandés au rythme déjanté d’un DJ de radio FM, membre (voix) lui aussi de l’organisation secrète, de transcriptions de conversations téléphoniques, puis, dans la dernière partie, du journal d’une jeune femme internée, ayant manifestement de sérieux problèmes de mémoire, à moins qu’il ne s’agisse d’une sacrée imagination, puisqu’elle est mère d’une fille…qui n’existe pas. Tout en étant consciente de la non-existence de cette enfant.
  • Stone Junction se dévore, disons, aux deux tiers avec un sourire ravi – béat – benêt – alléché (rayer la mention inutile), un tiers beaucoup plus lentement, et un tiers de conclusion surprenante (ce qui fait quatre tiers, on l’aura remarqué : cette spécialité locale vous est offerte par l’esc@rgot marseillais – on va voir si vous avez des lettres, tiens !) le roman n’est donc pas du Pynchon, certes, malgré de nombreuses ressemblances, mais il n’en demeure pas moins alléchant à plus d’un titre. Mais chez Jim Dodge, pas de folie débridée galopante et surtout surtout absence de la phrase du « maître ». En revanche, Stone Junction pourrait constituer, pourquoi pas, un très honnête préalable à qui souhaiterait ensuite entrer en terre Pynchonienne.

Le point est fait. Alors pourquoi, pourquoi suis-je donc incapable de pondre un papier qui tienne la route ? Veuillez m’excuser, je crois que je vais rejoindre Pépé Jake, quatre-vingt-dix-neuf ans, avaler en sa compagnie une gorgée de Vieux Râle d‘Agonie qui rend immortel – ou presque – et contempler les trente mille couchers de soleil auxquels on a droit dans une vie, pendant que la cane Canadèche tombée du ciel poursuivra son incroyable croissance. Avant d’aller contempler la flamme présente au cœur du Diamant. Et, qui sait, de m’y noyer.

Imaginez un peu…



Merci à Pedro et Odot pour les encouragements et le coup de main.
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Pour changer, pas la peine d'aller espincher ce papier du côté de là-bas : il n'y a pas eu de commentaires.

(pratique, ces archives : ça permet de continuer à avancer en bavant dans Contre-jour de Pynchon et de montrer qu'on est toujours là)

La suite sous peu.

30 septembre 2008

FFC les archives g@rpiennes#4 : Tourmaline, Johanna Scott

Pour les rares qui lisent ces feuilles, on va remettre une couche de vous avez compris quoi.
De nouveau, retour vers le Fric-Frac Club : avril 2008
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17 avril 2008

Échos d’échos, ombres d’ombres


Sorti en début d’année, Tourmaline de Joanna Scott semble avoir suscité peu d’écho : si l’on pose une oreille contre les filaments de la Toile – d’ordinaire si prompte à s’enflammer – point de TGV (Très Grosse Vibration) à l’horizon numérique. Tout juste l’imposante et lourde locomotive Le Monde (quoiqu’en cure d’amaigrissement – ce n’est pas pour rien qu’il faut euroraquer si l’on souhaite lire sans se salir les doigts) le 8 février, le tender Culture Café le 12 mars, suivi d’un seul et unique wagon le 26 mars : Country for Old Men, de ThomZ, éminent Chum of The Club.

Ensuite : silence informatico-littéraire.

Ou presque.

[je n’ai pas concerté les Chums avant de révéler ce qui va suivre. On en reparle si besoin ?]

Parce que les coulisses du FFC ont bruissé d’une nuée de points d’interrogation : pourquoi Tourmaline au Lot49 ?

Les « pourquoi ? » de ce pourquoi, par ordre d’apparition à l’écran :

  • style très classique qui dénote avec le reste de la production de Lot49
  • très classique à part un ou deux chapitres plutôt « barrés »
  • j'aimerais demander à Claro ou Hofmarcher ce qui les a décidés à prendre ce livre pour Lot49 parce que, encore une fois, il dénote vraiment avec le reste du catalogue. Limite je l'aurais bien vu publié par Belfond…
  • pourquoi Lot 49 pour ce titre...en plus, je n'ai pas particulièrement été enthousiasmé, même si quelques éléments ont pu retenir mon attention...j'ai l'impression que pendant tout le roman on attend quelque chose qui ne vient pas....
  • pour l'instant, le début n'est pas mal, même s'il tranche nettement avec les dernières parutions du Lot49. Mais bon, ils ne pouvaient pas non plus faire leur fond de commerce avec de l'ébouriffant/décoiffant/étourdissant. Peut-être ont-ils misé sur la carte « Le temps où nous chantions » ?
  • j'ignore si c'est moi, ou le style Scott, mais j'ai le sentiment d'avancer lentement. Très lentement.
  • Énormément de descriptions poétiques de l'île d'Elbe, une certaine...langueur ?
    Trois semaines étirées sur une soixantaine de pages, puis trois mois en une page.
    Quoi que l'explication se trouve peut-être dans cette phrase : " On dirait que nous sommes sortis du temps, disait notre mère (...) "
  • Y' a pas vraiment de grosse analyse possible ou alors des trucs bateau du genre de ceux qui se trouvent sur la quatrième. (1)

ThomZ ayant déjà fait un papier [cf. supra], et étant le seul à lire si lentement que je n’ai pas (encore) osé gravir le dernier Bolaño, je me suis donc proposé d’y aller de quelques octets qu’on espèrera les moins niais possibles (c’est mal engagé).

Donc, pourquoi Tourmaline au Lot49 ?

Pour l’équilibre chimiquement instable de la narration du récit reconstitué, ainsi que le souligne ThomZ ?

Ça pourrait coller avec la déclaration d’intention du Lot49, déclaration qui, curieusement, a cessé d’exister à partir de Tourmaline. Coïncidence ? Peu importe.

Pour commencer l’année en douceur et la finir en un sprint que l’on se plait à imaginer Pynchonien ? Surtout si l’on voit un signe dans la parution, dans la foulée, du Stone Junction de Jim Dodge, préfacé par qui-vous-savez. On peut toujours rêver…

N’y aurait-il pas autre chose dans Tourmaline qui expliquerait ce choix ?


Vrai-faux roman victorien (on épargnera au potentiel lecteur de ce papier le sempiternel résumé de l’intrigue, il suffit de cliquer sur le premier lien, quelques caractères – espaces compris – plus haut) dans lequel les non-dits varient d’un narrateur à l’autre, Tourmaline transcrit un travail de mémoire entrepris par celui qui, vu son jeune âge au moment des faits, est le moins à même d’en avoir – tout le monde suit ? Et la reconstitution qu’il amorce, prend des allures de chasse au trésor. Avec un bémol toutefois :

même si nous ne trouvions pas de trésor,

nous démontrerions la valeur de nos efforts

[p.64]

L’île d’Elbe, dont les longues descriptions poétiques bercent le lecteur d’une langueur monotone, serait-elle l’île au trésor ? Ou plutôt aux trésors, tant chacun des personnages semble obéir à sa propre quête. En ce sens, Scott les définirait-elle non pas par ce qu’ils cherchent mais par le simple fait de chercher ? Par la « valeur de leurs efforts » ?

Pas seulement.

Ce serait omettre que tant Murray, le père à l’enthousiasme à géométrie variable, Claire, son épouse et mère des quatre frères (j’en compte quatre ThomZ : trois, et le narrateur) que Adriana, l’ingénieur de l’Ohio, l’historien Francis Cape, tous ne semblent révélés que par leurs zones d’ombre, les non-dits. Et lorsque la lumière jaillit, elle laisse toujours dans l’ombre ce qui serait la vérité : « Échos d’échos, ombres d’ombres »

La voix du narrateur prend alors une curieuse tonalité, assez proche, si l’on osait, d’une somme d’échos – la poésie de Claire, l’engouement girouette du père, l’insouciance et la joie des frères – somme de disparitions, d’ombres, un jeu de marelle de flaques d’ombre en taches de lumière (encore que ce qui est exposé à la lumière cache davantage qu’il ne révèle).

Ceci expliquerait l’impression diffuse de personnages fuyants, tout autant que de surprenants changements de temps :

Là où mon frère avait été, il n’y avait plus que le tracé invisible de sa forme. Puis l’ingénieur se tourna encore un peu, et Nat réapparut : mon frère, le troisième fils de Claire, un jeune garçon fou de joie car il vole haut, sans efforts, au-dessus des flots.

Des anneaux de fer cliquettent contre le mât du drapeau. Un chien aboie sur le pont inférieur. Le vent apporte le bruit d’une toux. J’entends tout cela à traves mes propres sanglots. Il s’est passé quelque chose d’effroyable, et quelque chose d’encore plus effroyable va se produire. (…)

Puis l’homme se tourna encore un peu (…)

[pp. 31-32]

Finalement, même si l’on apprend ce qui s’est passé, le doute demeure : s’agit-il de la vérité, ou d’une partie de celle-ci ? À bien y lire, entre l’ombre et les fuites de chacun – Murray fuit ses responsabilités, Claire fuit – entre autres – la vérité, Adriana s’enfuit, Cape (même Napoléon s’est enfuit de l’île…) – il se pourrait fort bien qu’existent plusieurs vérités…

S’il procure une sensation mitigée, Tourmaline laisse un curieux goût en bouche. Celui d’un roman de points d’interrogation, dont la trace demeure tenace.

à chaque moment de notre vie, notre esprit n’est pas

seulement empli de nos souvenirs, mais aussi de ce que vivent

les personnages des livres que nous lisons.

[p.72]

En ce sens, et par sa voix plurielle, insidieuse et singulière, il ne tranche pas dans la production du Lot49 : il réclame seulement d’être digéré lentement.


––––––––––––––––––––––––––-

(1) ces propos n’engagent que leurs auteurs, dont les pseudonoms ont été masqués pour raison de sécurité du signataire (pas si fou !)

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Pour les commentaires de l'époque, c'est par là.

La suite sous peu.

21 septembre 2008

FFC les archives g@rpiennes#3 : la semaine de la mort qui tue.

Ainsi qu'on l'a déjà évoqué il y a quelques jours, continuons le flash-back.
Cette fois-ci...
[Fric-Frac Club avril 2008]
Note à benêt : pour comprendre l'intérêt de la "chose" qui va suivre, il convient de cliquer comme un maladamné sur chacun des liens.
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La semaine de la mort qui tue

Il fallait s’y attendre : la semaine fut rude pour les Chums of the Club.

Il faut dire que régurgiter les 2666 pages du Bolaño en étant le plus concis possible, n’est pas chose aisée, surtout quand cette œuvre posthume ne contient en réalité qu’un peu plus de 1000 pages – ce qui fait que je n’en comprends toujours pas le titre…

Donc, la semaine, à quelques exceptions près, fut Bolañienne. On l’a déjà dit : on s’y attendait. Des jours et des jours et des nuits que ça bruisse, que ça s’agite, barjaque, tchache, tapodissèque, hypothèse en coulisses. À ce que l’on a pu capter : Bolaño le vaut bien.

Sauf que, tout-à-coup soudain, un hurlement Faustien a déchiré la toile :

« Lazare ne sait pas compter jusqu’à 2666 ! »

Il va se faire lyncher, me suis-je dit.

Mais c’était sans compter sur Claro qui, sortant du cinéma le 31 mars, le cœur simple à fleur de peau, a aussitôt dégainé son six coups (vous pouvez compter, il y en a bien six) :

« Ne boudez pas votre plaisir(1) » a-t-il clinté en direction des putatifs agresseurs du sieur Lazare qui n’en menait pas large. « Faites-lui un Tours de Pynchon et va y avoir de la décomposition dans la confrérie des mutilés ! Alors, bande de Soliman Rastaquouère, on joue moins les pomponettes ? »

Là, il y a eu comme un blanc.

Deux, même.

Puis un troisième.

Pendant lequel on a entendu g@rp s’interroger à voix basse sur l’opportunité d’ajouter « poil à la casquette » avant finalement de marmonner dans sa moustache que « non, ça le ferait mieux avec Rastaquouère » - personne n’a souhaité le contredire.

Tous ces blancs furent alors suivis d’une envolée de moineaux du plus bel effet artistique, à tel point que, depuis, Fausto s’est remis au dessin. On s’en serait douté, a.w lui donne un coup de main, quelque part dans l’atelier du FFC.

Histoire de se remettre de ses émotions, Lazare a préféré opter pour la décoration d’intérieur. Hélas, à son habitude, il fait les choses en surfant entre veille et sommeil. Mais délaisse le génépi pour l’eau (oh ?) D’ailleurs, il semblerait que son état s’améliore puisqu’il ne voit plus que des mygales pourpres mea culpant des propos incohérents de windows et d’ubuntu plantés, puis déplantés par la faute du cafard d’un certain blogger – comprend qui peut. Comme quoi le manque de sommeil peut provoquer des ravages…

« Pas du tout, pas du tout ! intervient jdm. We can be heroes ! » bowise-t-il en guise d’explication, révélant dans la foulée la véritable identité de La buse – dont on est sans nouvelles depuis qu’il a entrepris le tourrr du mooooooonde.

Bref, la semaine commençait plutôt sec.

Le tout sur une pulpeuse bande son signée Belane.

C’est après, que tout est parti en quenouille(2).

Il semble en effet qu’une étrange maladie frappe chacun des Chums of the Club, jugez-en plutôt :

- Pedro Babel varese et zappe – ah ! – pour finir ionisé.

- Thomz trouve que les gamins sont merveilleux – aurait il décidé de faire la lecture à moolz pendant ses longues nuits de papa#2 ? – et se met dans la foulée à fumer des Lucky.

- a.w en a ras la marge et envoie bouler Pedro puis zappe – ah ? – lui aussi.

- Belane, pendant ce temps, descend cul sec la bouteille de Génépi abandonnée par Lazare. Ce qui devait arriver arriva : il pond alors un V3.2 (probablement selon le principe des vases communicants).

- ThomZ trouve finalement que ses Lucky n’ont pas bon goût.

- Bartleby, à peine sorti d’un syndrome d’Ulysse, sombre dans les égouts de l’âme. Y trouvera-t-il des chasseurs d’alligators ?

- Lazare comprend enfin qu’il est définitivement fâché avec l’arithm..l’arythm…le calcul, et décide de se faire appeler Chris Jordan : il joue désormais avec des Barbie™ et pousse le vice jusqu’à révéler l’authentique photo de Thomz fumant une de ses Lucky Bad Taste.

- Otarie se prend pour Sigourney Weaver et intime l’ordre de stopper toute lecture « au premier nom de singe qui arrive ». Ce qui revient à scier la branche sur laquelle il est assis ce jour-là...

- Lazare, excédé de ne rien comprendre au dernier Bolaño, met les points sur les « i » et les barres aux « t » en se prenant pour Jackie Quartz.

- Claro, mains sur les oreilles, préfère franchir le mur du son, d’autant plus que l’incroyable se produit [roulement de tambour] lorsque Fausto fait son coming out : depuis 1973, il n’est qu’un imposteur – ce dont tout le monde se doutait (un tel taux de fréquentation pour une table somme toute rase, ça ne pouvait que cacher quelque chose).

Seul Pedro trouve ça drôle et s’hilare alors qu’il faisait son jardin.

Il était temps que les congés arrivent.

Ce qu’ils firent.

*

Pour le début des vacances, Claro, pas de bol, tombe sur le seul prof qui, plutôt que de se mettre au vert à la cambrousse, décide d’aller au cinéma et de passer ensuite à la Tévé pour clamer que l’odeur de la bouse n’était pas sur l’écran. Ce qui devait arriver arriva : le clavier traducteur se montre encore plus cannibale que d’ordinaire.

Depuis, il semblerait que Miss Rudesse ait détrôné Carla Bruni au palmarés des mots les plus recherchés sur la toile. Ce qui n’est pas plus mal.

Dans le domaine du pas de bol, n’oublions pas Moolz qui se débrouille pour choper la fièvre du samedi soir un vendredi. Toujours le manque de sommeil…

Pas de bol non plus pour A.w : face à la nullité du Fausto apprenti dessinateur, il pète une durite, se prend pour un escagot et copycolle un article du fric frac dans dernière marge. Ouh laaaa, la boulette de Bolaño, comme dirait Titeuf.

On le voit, la semaine fut donc rude pour certains membres du Fric-Frac Club.

D’autant plus que depuis la mise en ligne de ce papier, on est sans nouvelles de l’ex auto proclamé patron des Chums of The Club.

La police a lancé un appel à témoins. (3)




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(1) Remarquable traduction/réécriture du célèbre « Go ahead, make my day », immortalisé par l’inspecteur Harry.

(2) NdA : le week-end, la valeur littéraire du FFC est autorisée à faire relâche – ce n’est pas pour rien que ce créneau horaire est d’ordinaire squatté par Fausto et Lazare [niark niark, je la tiens, ma vengeance, Fausto !]

(3) La vérité vraie, c’est que Fausto aurait mal digéré une spécialité culinaire dégustée avec Lazare dans un bouge Belge tenu par un patron Haut Alpin : la marmotte aux choux de Bruxelles nappée de sauce bouillabaisse flambée au Génépi.

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As usual...[blablabla]...commentaires...[blablabla] par ici.


La suite sous peu.